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Landmine Monitor Media Kit » Faits essentiels

Aperçu de la situation mondiale relative aux mines 2010–2011

L'Observatoire a identifié trois gouvernements posant des mines antipersonnel: Israël, la Libye et le Myanmar.

• Il s'agit d'une augmentation depuis le dernier rapport, vu l'utilisation nouvelle confirmée de ce type d'arme par Israël et la Lybie.

• L'utilisation de mines antipersonnel par des groupes armés non gouvernementaux a été confirmée dans quatre pays, l'Afghanistan, la Colombie, le Myanmar et le Pakistan, contre six pays dans le dernier rapport.

L'Observatoire a identifié 12 producteurs de mines antipersonnel (comme en 2010 et le nombre le plus bas à ce jour): Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Cuba, Etats-Unis (USA), Inde, Iran, Myanmar, Pakistan, Russie, Singapour, et Vietnam.

Un total de 4191 nouvelles victimes a été enregistré en 2010, soit 5% de plus qu'en 2009, année au cours de laquelle 4010 victimes ont été recensées.

• La légère augmentation du nombre de victimes n'est pas encore le signe d'une tendance, en raison de la mauvaise qualité des données relatives aux victimes dans certains pays. Le total pour 2010 est néanmoins inférieur aux 5502 victimes recensées en 2008.

• Vu le caractère incomplet des données collectées, le nombre de victimes est certainement supérieur aux chiffres officiels.

Un total de 72 Etats et sept zones de conflit sont clairement ou probablement concernés par la présence de mines sur leur territoire.

• Une conscientisation aux risques s'impose de toute urgence en Colombie, au Myanmar, au Pakistan et en Somalie. La Lybie est également devenue un pays prioritaire en matière d'éducation à la suite du déclenchement du conflit armé en février 2011.

Au moins 200 km2 de territoires minés ont été dépollués dans le cadre de 45 programmes antimines en 2010, soit la superficie annuelle la plus importante de tous les temps recensée par l'Observatoire (par comparaison aux 198km2 de 2009, précédent record, et aux 160 km2 de 2008).

• Plus de 388.000 mines antipersonnel et plus de 27.000 mines antivéhicules ont été détruites pendant les opérations de dépollution.

• La dépollution la plus importante de zones minées doit être portée au compte des programmes menés en Afghanistan, au Cambodge, en Croatie, en Irak et au Sri Lanka, qui ont assuré plus de 80% de la dépollution totale.

• 460 km² supplémentaires d'anciennes zones de combat ont été déclarés dépollués, ce qui a permis d'éliminer plus de 1,2 million d'engins non explosés. La majeure partie a été détruite au Sri Lanka, en Afghanistan et au République Démocratique Populaire Lao.

En 2010, l'assistance aux victimes a bénéficié d'une réorientation de son action sur l'accessibilité et la disponibilité de services, et s'est également traduite par un certain nombre d'efforts menés dans quelques pays pour combiner la mise en œuvre de divers instruments juridiques complémentaires.

• Ces améliorations ont toutefois été en partie compensées par l'accroissement de la violence armée, qui a érodé l'accessibilité et la disponibilité des services dans plusieurs états comptant un nombre significatif de survivants.

• Les donateurs ont déclaré avoir offert US$43.6 millions en soutien aux activités d'assistance aux victimes, soit une hausse de plus de $5 millions par rapport à l'année précédente. Cependant, cela ne représente que 9% du montant total de l'assistance internationale à la lutte contre les mines, soit le même pourcentage qu'en 2009.

Les donateurs et les états affectés ont contribué à hauteur d'environ $637 millions en aide nationale et internationale à l'action antimines en 2010.

• Trente-et-un donateurs ont contribué à hauteur de $480 millions à l'aide internationale en faveur de l'action antimines dans 57 pays et régions affectés, soit un accroissement de $34 millions par rapport à 2009.

• Il s'agit du montant le plus élevé de contributions enregistré par l'Observatoire. L'aide internationale a dépassé les $400 millions par an pour la cinquième année consécutive.

• Les contributions des cinq principaux donateurs, à savoir les USA, la Commission européenne, le Japon, la Norvège et le Canada, représentent 64% de l'ensemble des contributions.

• Les six principaux bénéficiaires, à savoir l'Afghanistan, l'Angola, l'Irak, le Soudan, le Sri Lanka et le Cambodge, ont reçu 55% de toutes les contributions internationales à la lutte contre les mines en 2010.

• Vingt-quatre Etats affectés ont consacré $157 millions en aide nationale à la lutte contre les mines dans le cadre de leurs propres programmes antimines, soit une diminution de $7 millions par rapport à 2009. La diminution des budgets de la Croatie et de l'Angola explique la majeure partie de la baisse.

Mise en œuvre et respect du Traité d'interdiction des mines

Positif

Négatif

158 pays ont adhéré au Traité d'interdiction des mines de 1997, soit 80% des nations du monde.

Tuvalu y a accédé le 13 septembre 2011, et le Sud Soudan a succédé le 11 Novembre 2011. Il s'agit des premiers Etats à rejoindre depuis Palau en novembre 2007.

Deux non-adhérents de longue durée, la Finlande et la Pologne, ont confirmé avoir pris des mesures pour adhérer au Traité en 2012.

Aux USA, l'analyse politique du Traité d'interdiction des mines semble connaître un certain ralentissement en 2011.

Les accusations très inquiétantes selon lesquelles les forces de sécurité turques auraient utilisé des mines antipersonnel en 2009 n'ont toujours pas été prouvées ni infirmées.

87 Etats ont achevé la destruction de leurs stocks: l'Irak

a été inscrite sur cette liste en juin 2011.

Bien qu'ayant pris des mesures pour corriger leur non-respect du Traité, la Biélorussie, la Grèce, la Turquie et l'Ukraine restent en violation de l'obligation imposée par le Traité de détruire leurs stocks de mines antipersonnel dans un délai de quatre ans.

Le taux de respect de l'obligation de soumission de rapports de transparence annuels a atteint son niveau le plus bas de tous les temps (52%).

Un total de 18 Etats parties a déclaré avoir respecté l'obligation de dépollution des mines antipersonnel dans les zones minées connues: le Nicaragua a rejoint ce groupe en juin 2011.

Les demandes d'extension du délai de dépollution sont aujourd'hui la norme plus que l'exception. A ce jour, seul le Nicaragua a déclaré s'être conformé à l'obligation après avoir bénéficié d'un report de délai.

En 2010, l'assistance aux victimes a été réorientée sur l'accessibilité et la disponibilité des services et s'est aussi traduite par certains efforts fournis par quelques pays pour combiner la mise en œuvre du Traité d'interdiction des mines, de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et de la Convention sur les armes à sous-munitions.

Durant la première année d'implémentation des dispositions du Plan d'action de Carthagène sur l'assistance aux victimes, les Etats parties ont généralement maintenu les mécanismes de coordination et les plans nationaux d'assistance aux victimes existants et, dans un nombre limité de cas, ont commencé à combler les lacunes dans les services fournis dans les zones retirées et rurales.