Principaux développements depuis mars 1999:En
mai 1999, le Mali a annoncé qu'il avait détruit 5.127 mines
antipersonnel, tandis qu'il en avait retenu 2.000 à des fins
d'entraînement. Le Mali n'a pas encore présenté son rapport
Article 7, attendu pour le 27 août 1999. Le Mali a accepté de
coprésider le SCE sur la destruction des stocks, mais n'a pas
assisté aux deux réunions du SCE.
Le
Mali a signé le Traité d'Interdiction des Mines le 3
décembre 1997 et l'a ratifié le 2 juin 1998. Il n'a entrepris
aucune mesure d'application nationale. Le Mali n'a pas encore
présenté son rapport Article 7, attendu pour le 27 août
1999. En novembre 1999, un officiel du Ministère des Affaires
Étrangères a informé l'Observatoire des Mines que le
rapport avait été retardé parce que le chancelier en
charge de celui-ci avait été affecté à d'autres
responsabilités [1].
Le Mali a assisté à la Première Conférence des
États Parties (FMSP) à Maputo en Mai 1999. Dans une
déclaration en séance plénière, un
représentant du Ministère des Affaires Etrangères, Farouk
Camara, a affirmé que le Mali n'avait jamais été
engagé dans la production ou le transfert de mines antipersonnel, ni
n'en avait jamais déployé sur son territoire [2].
Au FMSP, le Mali a accepté de co-présider le Comité
Permanent d'Experts sur la Destruction des Stocks, avec la Hongrie. Le Mali n'a
pourtant pas assisté aux deux réunions du SCE en décembre
1999 et en mai 2000 à Genève.
Le Mali a voté en faveur de la résolution 54/54B de
l'Assemblée Générale des Nations-Unies, en décembre
1999. Le Mali n'est pas partie à la Convention sur les Armes
Conventionnelles, ni membre de la Conférence sur le
Désarmement.
En novembre 1998, l'Association Malienne des Droits de l'Homme (AMDH) a
constitué une coalition d'ONG, la Commission Nationale pour
l'Interdiction des Mines. L'AMDH a informé l'Observatoire des Mines
qu'à leur connaissance, il n'y aurait pas d'indication d'usage de mines
antipersonnel par les forces armées maliennes en 1999 ou 2000.
Le 25 mai 1998, le Mali a débuté la destruction de ses stocks de
mines antipersonnel et complété le processus en octobre 1998. Au
FMSP, le Mali a annoncé que 5.127 mines antipersonnel [3] et 4.131 mines anti-char sans dispositif anti-manipulation
avaient été détruites, au coût de 49.918.402 FCFA
(72.233 US$). Aucune de ses 6.400 mines anti-chars munies d'un dispositif
anti-manipulation n'ont été détruites. Le Mali a choisi de
conserver 2.000 mines antipersonnel pour l'entraînement [4].
Lors du FMSP, le Mali a mentionné qu'il avait été
mené quelques modestes contributions aux activités
d'enlèvement de mines et a constitué une force d'expertise en
déminage, qui a été déployée. En 1997, le
Centre National d'Appareillage Orthopédique (CNAOM) a été
mis sur pied tandis que le Centre de Rééducation pour
Handicapés Physiques (CRHP) et l'Institut National de
Réadaptation et de Formation Professionnelle pour Handicapés
Physiques (INRFP-HP) ont fusionné.
Lors du FMSP, le Mali a déclaré qu'il souhaitait partager son
expérience et son savoir-faire dans le domaine de l'appareillage, de
l'orthopédie et de la réintégration des victimes [5].
[1] Entretien téléphonique avec
Mr Samasékou, Chancelier, Ministère des Affaires
Étrangères, Mali, 14 novembre 1999.
[2] Déclaration de la
délégation malienne lors de la Première Conférence
des États Parties du Traité d'Interdiction des Mines, Maputo, 3-7
mai 1999, pp 3-4.
[3] Identifiées comme 3.225 mines
à pression et 1.902 mines à traction. Déclaration lors de
la FMSP, p 5.