Principaux
faits nouveaux depuis mai 2000 : Le Canada a continué à jouer
un rôle de premier plan pour la promotion de l’universalisation du
Traité d’interdiction des mines et sa mise en œuvre
intégrale. Il a coordonné les travaux du Groupe de contact pour
l’universalisation du traité et a été un des
organisateurs des conférences régionales au Mali, en Mongolie et
en Pologne. Le Canada a été responsable des travaux liés
à l’opérationnalisation de l’article 8 sur le respect
des dispositions. Il a encouragé la destruction des stocks, notamment en
coorganisant des séminaires à Buenos Aires et à Budapest.
Il a été un des rapporteurs du Comité permanent
d’experts sur l’assistance aux victimes. Le gouvernement canadien a
versé 14,6 millions de dollars américains aux programmes
d’action contre les mines.
Le Canada a signé et ratifié le
Traité d’interdiction des mines le 3 décembre 1997. La loi
nationale de mise en œuvre a été adoptée le 1er
novembre 1997.[1] Pour le Canada, le
traité est entré en vigueur le 1er mars
1999.[2]
Le Canada a
présenté son rapport aux termes de l’article 7 sur la
transparence le 30 avril 2001, pour la période du 15 mars 2000 au 15
février 2001. Le rapport comprend la nouvelle formule J, facultative,
laquelle fait état des contributions versées entre 1998 et 2001
par le gouvernement et les organisations non gouvernementales du Canada pour les
soins, la réadaptation et la réintégration sociale et
économique des régions et des populations touchées par les
mines.[3]
Le Canada a joué
un rôle dynamique dans l’organisation de la deuxième
Assemblée des États parties tenue en septembre 2000 à
Genève. La délégation canadienne était
dirigée par l’ambassadeur du Canada à l’action contre
les mines, Daniel Livermore. Le Canada a été le seul pays à
condamner le déploiement de nouvelles mines antipersonnel par certains
signataires du Traité d’interdiction des mines et a exhorté
les pays en cause à éclaircir rapidement la situation
conformément aux obligations politiques et morales qu’ils ont
contractées en signant la
Convention.[4] La condamnation par le
Canada de l’utilisation des mines ne s’est pas pour autant
limitée aux signataires du traité : « Au-delà de
la communauté immédiatement liée par cette Convention, des
gouvernements et des acteurs non étatiques continuent à utiliser
les mines au point de mériter notre condamnation collective... Nous
faisons appel à tous les États, signataires autant que non
signataires de la Convention, pour qu’ils travaillent dans un esprit de
coopération en vue d’éclaircir les questions touchant le
respect de la Convention de manière à favoriser un plus grand
respect des normes que nous nous sommes efforcés d’établir,
depuis si longtemps et si
ardemment. »[5]
Le Canada
est un des dix États élus à la vice-présidence de la
deuxième Assemblée des États parties et il a
travaillé sans relâche pour que les réunions annuelles des
États parties se tiennent à tour de rôle dans les pays non
touchés par les mines et dans les pays touchés par les mines.
À cette fin, le Canada accorde un soutien logistique et financier pour
compenser les frais encourus par les pays hôtes de ces
réunions.[6]
À la
deuxième Assemblée des États parties, le Canada a
appuyé la modification proposée à l’article 7 sur la
présentation des rapports en vue d’ajouter la possibilité
pour les États parties de présenter, à leur gré, la
nouvelle « formule J » sur les autres mesures pertinentes,
particulièrement celles qui visent les soins, la réadaptation et
la réintégration sociale et économique des victimes des
mines.
Carole et Brian Isfeld, les parents d’un casque bleu canadien
tué par une mine terrestre alors qu’il travaillait au
déminage en Croatie, ont pris part à la cérémonie
d’ouverture de la deuxième assemblée ainsi qu’à
d’autres activités de sensibilisation aux besoins des victimes et
des survivants. Action Mines Canada (AMC), la coalition d’ONG canadiennes
active dans le dossier des mines, était représentée au sein
de la délégation officielle du Canada.
À plusieurs
occasions, le Canada a condamné le nouvel emploi des mines antipersonnel
et a soulevé la question lors des discussions bilatérales et
multilatérales. À titre d’ancien coprésident du
Comité permanent sur l’état général et le
fonctionnement de la Convention, le Canada a insisté sur la
nécessité d’obtenir des éclaircissements en ce qui a
trait au respect des dispositions du Traité d’interdiction des
mines. En novembre 2000, le Canada a accueilli les États
intéressés à cette question et, par la suite, a pris
l’initiative de coordonner et de préparer des recommandations
visant à rendre opérationnel l’article 8 sur le respect des
dispositions. Aux réunions intersessions du comité permanent
tenues en mai 2001, le Canada a présenté un rapport assorti
d’une série de recommandations portant sur l’application de
l’article 8 et les autres moyens dont disposent les États parties
pour éclaircir les questions relatives au respect de la Convention. Le
Canada a recommandé que le Comité permanent considère la
poursuite des travaux sur cette
question.[7]
Le Canada a
continué à jouer un rôle de premier plan dans
l’élaboration et l’exécution du programme de travaux
intersessions. Il a été un participant très actif à
toutes les réunions intersessions des comités permanents tenues en
décembre 2000 et en mai 2001. Il est actuellement un des rapporteurs du
Comité permanent sur l’assistance aux victimes, la
réintégration socio-économique et la sensibilisation aux
dangers des mines. Il a établi le Groupe de contact pour
l’universalisation de la Convention qui a été officiellement
reconnu à la deuxième Assemblée des États parties.
Dans son rôle de coordonnateur de ce groupe et d’animateur des
efforts visant à élaborer davantage
l’opérationnalisation de l’article 8 de la Convention, et
à l’invitation du président de l’Assemblée des
États parties, le Canada a participé aux travaux du Comité
de coordination des coprésidents, créé à la
deuxième Assemblée des États parties.
Un certain
manque de participation aux réunions intersessions des comités
permanents est une source constante de préoccupation. Aussi, un groupe de
donateurs, mené par le Canada, a-t-il créé un fonds de
prise en charge afin de favoriser la participation des
délégués des pays touchés par les mines et
d’autres pays dans le besoin. Le Centre international pour le
déminage humanitaire de Genève (CIDHG) administre ce fonds. Le
CIDHG reçoit également du Canada des fonds destinés
à des projets.
Le Canada a parrainé la résolution
55/33V adoptée par l’Assemblée générale de
l’ONU et a voté en sa faveur comme il l’avait fait les
années précédentes pour les résolutions semblables
sur l’interdiction.
En octobre 2000, à la suite de la
décision de Lloyd Axworthy de se retirer de la politique, John Manley,
ministre de l’Industrie, a été nommé ministre des
Affaires étrangères et du Commerce international. Dans sa
première allocution d’importance à l’étranger,
en mars 2001, M. Manley a loué le Traité d’interdiction des
mines tout en rappelant la nécessité d’un engagement
international soutenu dans ce domaine. Faisant allusion tant au Traité
d’interdiction qu’à l’absence de consensus sur
l’établissement d’une cour pénale internationale, il a
déclaré : « Nous pouvons, et nous devons, poursuivre ces
objectifs de façon cohérente et
coordonnée. »[8] En
avril 2001, le ministre a déclaré que les questions liées
à la sécurité humaine, y compris les mesures
destinées à limiter le commerce des petits armements, les mesures
visant à mettre un terme à la conscription des enfants soldats et
les efforts de déminage, demeuraient des priorités pour le
gouvernement.[9]
Fin mai 2001, le
ministre Manley a renouvelé le mandat de la sénatrice Sheila
Finestone à titre de conseillère spéciale pour les
mines[10]. Cette dernière est
chargée « de conseiller [le ministre Manley] dans le dossier
des mines, notamment dans le contexte de la politique étrangère,
de le représenter personnellement aux réunions internationales
portant sur cette question et de rencontrer les représentants de la
société civile canadienne pour connaître leurs
préoccupations à ce
sujet ».[11] Sous les
auspices de l’Union interparlementaire, madame Finestone collaborera avec
les législateurs afin de les sensibiliser à la Convention
d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel, d’engager
les pays à ratifier la Convention et de souligner l’importance de
l’aide financière pour l’action contre les
mines.[12]
Le gouvernement
canadien continue à appuyer les ONG internationales dont la Campagne
internationale pour interdire les mines (CIIM) et son projet
d’Observatoire des mines et à leur verser des fonds. Les hauts
fonctionnaires ont fait mention du Rapport 2000 de l’Observatoire des
mines tout autant que de l’initiative elle-même en tant que
ressources clés sur la question des mines dans de nombreux
communiqués de presse, rapports, réunions internes et
internationales et entrevues avec les médias.
En décembre
2000, le lieutenant-général (retraité), Gordon Reay, un des
principaux conseillers du gouvernement canadien dans le dossier des mines, est
décédé en Croatie à la suite de blessures subies
dans un accident de voiture.[13] Il
se trouvait en Croatie pour aider à mettre sur pied un mécanisme
de coordination de l’action contre les mines dans le sud-est de
l’Europe, pour le compte du Pacte de stabilité pour l’Europe
du Sud-Est. En mars 2001, le ministère des Affaires
étrangères et du Commerce international a annoncé
l’octroi d’une contribution de 100 000 dollars canadiens au Groupe
Reay du Pacte de stabilité pour le l’Europe du Sud-Est afin
d’appuyer l’action contre les mines dans les
Balkans.[14]
Promotion internationale du Traité d’interdiction des mines
Le Canada continue de travailler en faveur de
l’universalisation et de la mise en œuvre effective du Traité
d’interdiction des mines. En 2000 et 2001, à plusieurs occasions et
dans diverses tribunes, les hauts fonctionnaires ont fait mention de la question
des mines terrestres dans leurs déclarations et remarques.
En juin
2001, le premier ministre Jean Chrétien a affirmé :
« Nous sommes bien conscients que l’on jugera de la
sincérité de nos efforts pour résoudre la crise mondiale
engendrée par les mines d’après notre engagement à
long terme vis-à-vis de la mise en œuvre de la Convention
d’Ottawa. Personnellement, je m’engage à assurer le
succès de la Convention parce que je suis convaincu qu’elle
améliore la vie de nombreuses personnes et communautés partout
dans le monde. »[15]
Dans une déclaration conjointe faite par le premier ministre du
Canada, Jean Chrétien, et le président de la
Fédération de Russie, Vladimir Putin, la Russie confirmait
« son accord avec les principes [de la Convention d’Ottawa] et
sa détermination à y souscrire en temps voulu ». Pour sa
part, le Canada a réitéré son désir de collaborer
avec la Fédération de Russie dans « des entreprises
communes de déminage humanitaire et de liquidation des stocks de mines
antipersonnel ».[16] En
juin 2001, le ministre canadien de la Défense, Art Eggleton, a
discuté du Traité d’interdiction des mines avec des
représentants russes à Moscou, mais, de l’avis des
représentants du ministère de la Défense nationale du
Canada, il ne faut pas s’attendre à un changement de la politique
russe dans ce dossier.[17]
En
avril 2001, avant l’ouverture du Sommet des Amériques à
Québec, Pierre Pettigrew, ministre du Commerce international, a
déclaré estimer que l’un des principaux rôles du
Canada au cours des négociations de la Zone de libre-échange des
Amériques (ZLEA) consistait à promouvoir les valeurs
canadiennes. Il a cité le Traité d’interdiction des mines
comme un exemple des « valeurs canadiennes qui influencent la bonne
gestion des affaires publiques à l’échelle
mondiale ».[18]
En
avril 2001, après avoir rappelé les divergences entre le Canada et
les États-Unis dans le dossier de la sécurité humaine, M.
Manley a déclaré : « Cependant, le gouvernement
précédent avait déclaré qu’il
adhérerait à la Convention d’ici 2006 s’il
était possible de trouver des moyens de remplacer les mines
antipersonnel. Nous espérons que le président Bush et son Cabinet
sauront faire preuve de la volonté politique nécessaire, en usant
des capacités technologiques incomparables de leur pays, pour devancer
cette
échéance. »[19]
En
mai 2001, le ministre Manley a visité le Kosovo et la Bosnie où il
a rencontré des troupes canadiennes au service de la SFOR. Au cours de
la visite, il a déclaré que l’annonce, par la Yougoslavie,
de son intention d’accéder au Traité d’interdiction
des mines, incitait à
l’optimisme.[20]
Par
l’intermédiaire de l’Équipe d’action contre les
mines (ILX) du Ministère des Affaires étrangères et du
Commerce international (MAÉCI), le gouvernement poursuit ses efforts
stratégiques sur des aspects clés du Traité
d’interdiction des mines.[21]
En septembre 2000, la question des mines terrestres figurait parmi les huit
thèmes de discussion à la Conférence sur les enfants
touchés par la guerre organisée à Winnipeg
(Canada).[22]
En février
2001, le Canada et la France ont accordé des fonds pour la tenue du
Séminaire sur l’universalisation et la mise en œuvre de la
Convention d’Ottawa en Afrique présenté par le gouvernement
du Mali à Bamako et auquel plus de 200 délégués de
la région ont
participé.[23] En
collaboration avec les gouvernements africains, le Canada a offert de mettre sur
pied un programme destiné à promouvoir l'adoption de mesures
législatives nationales, compte tenu des services du Comité
international de la Croix-Rouge (CICR) déjà existants. Il a
coprésidé une séance sur la doctrine militaire et les
solutions de remplacement. Le Canada s’est également dit prêt
à participer à un fonds de contributions volontaires pour la
destruction des stocks en Afrique et a offert de l’aide pour la
planification ainsi que les services d’experts aux pays demandant de
l’assistance.
En juin 2001, le Canada et le ministre des Affaires
étrangères de la Mongolie, en collaboration avec les
enquêteurs de l’Observatoire des mines de Mongolie, ont
organisé à Ulan Bator la toute première conférence
sur les mines à être présentée en Mongolie,
« Partageons notre avenir dans un monde sans mines ».
À cette réunion, le Canada a présenté un document
sur les solutions de remplacement des mines terrestres, appuyant des changements
à la doctrine militaire. Le Canada soutient activement les efforts visant
la destruction des stocks à l’étranger en accordant des
fonds ainsi qu’un soutien organisationnel et logistique aux initiatives de
destruction des stocks. Le Canada a fourni des fonds et une aide technique au
Service de l’action antimines des NU, en vue d’établir
à l’ONU une banque de données sur la destruction des
stocks.[24]
En novembre 2000,
avec le soutien de l’OÉA, le Canada et l’Argentine ont
présenté à Buenos Aires un colloque régional sur la
destruction des stocks dans les Amériques. Au terme de cette
réunion, les délégués ont lancé le
Défi de Managua en vue de la troisième réunion des
États parties en septembre 2001. Ce défi enjoint les États
parties de la région d’avoir terminé la destruction de leurs
stocks de mines antipersonnel, de présenter leur rapport sur la
transparence conformément à l'article 7 de la Convention et, pour
ceux qui ne l’ont pas déjà fait, de ratifier le
Traité et ce, avant le tenue de la troisième
assemblée.[25]
En
février 2001, le Canada et la Hongrie ont organisé une
conférence technique chargée d’examiner comment
détruire en toute sécurité les mines « papillon
» PFM stockées principalement dans les pays de l’ancien Pacte
de Varsovie.[26]
En mars 2001,
à la suite des discussions entamées en 1998, le Canada a
signé un accord-cadre avec l’Ukraine pour la destruction des stocks
de mines antipersonnel ukrainiens lesquels sont surtout constitués de
mines PFM et PMN issues de l’ère
soviétique.[27] Le ministre
ukrainien des Affaires étrangères, Anatoly Zlenko, a signé
l’accord à l’occasion d’une visite officielle à
Ottawa le 26 mars 2001.[28]
Conformément aux principales dispositions de l’accord, le Canada
fournira de l’aide financière, sous réserves de certaines
limites, tandis que l’Ukraine remettra toutes les données
techniques dont elle dispose, désignera les sites de destruction et
transportera les mines vers ces sites. Les deux gouvernements, en collaboration
avec d’autres gouvernements donateurs, choisiront les chefs de projets
chargés de surveiller le processus de destruction et mettront sur pied un
comité coordinateur composé de représentants nommés
par le Canada, l’Ukraine, les chefs de projets et les pays donateurs.
Suivant cet accord, la destruction se fera dans le respect des lois
environnementales de l’Ukraine.
Le Canada a joué un rôle
actif dans la création, en décembre 2000, du Fonds
d’affectation spéciale pour la destruction des stocks de mines
antipersonnel du Partenariat pour la paix
(PPP).[29] Le fonds relève du
Conseil du partenariat euro-atlantique de l’OTAN
(CPEA-OTAN).[30] Chaque projet de
destruction des stocks entrepris dans le cadre du PPP requiert un pays donateur
responsable de l’exécution du projet, particulièrement sur
le plan financier.
Le Canada et les délégués de
l’OTAN ont mené les discussions sur la destruction des stocks
effectuée dans le cadre du Fonds d’affectation spéciale pour
la destruction des stocks du PPP lors de la réunion régionale
tenue en juin 2001 à Varsovie et intitulée « Comprendre
la Convention d’Ottawa ». Le Canada a aidé à
organiser cette réunion. Le fonds relève de l’OTAN tandis
que le Conseil du partenariat euro-atlantique (CPEA) agit à titre de
« toit politique » favorisant le dialogue entre les pays
membres.[31] Un
général canadien a encouragé les participants à
discuter de l’utilité militaire des mines antipersonnel et des
solutions de remplacement.[32]
En
juillet 2001, le premier projet à être lancé dans le cadre
du PPP a été annoncé. Il a pour but d’aider à
la destruction des stocks de mines de l’Albanie sur une période de
16 mois.[33] Le Canada est le
principal parrain de ce projet dont le coût est estimé à
790 000 dollars américains et qui compte sur le soutien de six
autres pays (l’Autriche, la Belgique, la Norvège, les Pays-Bas, le
Royaume-Uni et la Suisse). La Hongrie fournira des fonds supplémentaires
pour la vérification par une tierce partie indépendante et pour le
contrôle de la qualité du
projet.[34] Un deuxième
projet en Moldavie sera financé par les Pays-Bas.
Promotion et sensibilisation au Traité d’interdiction des mines au
Canada
Le 3 décembre 2000, plusieurs activités
ont marqué l’anniversaire de la signature et de la ratification du
Traité d’interdiction des mines par le Canada. À Ottawa, la
Fondation des vétérans du Vietnam d’Amérique
(Vietnam Veterans of America Foundation (VVAF)), une ONG
américaine cofondatrice de la CIIM, a présenté à
guichets fermés un concert mettant en vedette six
compositeurs-interprètes de renommée
mondiale.[35] Action Mines Canada
et la Fondation des mines terrestres du Canada ont organisé une
réception où des invités du « cercle
d’or » ont pu rencontrer les musiciens. À
l’occasion de ce concert, l’ancien ministre des Affaires
étrangères, Lloyd Axworthy, s’est vu remettre un prix
nouvellement créé par la VVAF , la « Senator Patrick
Leahy Humanitarian Award » pour son rôle dans la campagne
mondiale pour interdire les mines terrestres .
Tout au cours de mars
2001, plusieurs manifestations se sont déroulées dans le cadre de
la Semaine de sensibilisation aux dangers des mines terrestres (SSDM) pour
marquer l’anniversaire de l’entrée en vigueur du
Traité d’interdiction. AMC a offert un petit déjeuner
à l’intention des parlementaires et a invité des
travailleurs et des défenseurs de l’action contre les mines de
Bosnie, du Cambodge, du Liban, du Mexique, de la Mongolie, de la Norvège
et des États-Unis à participer aux activités prévues
dans 18 villes canadiennes. Les Jeunes ambassadeurs pour l’action contre
les mines ont pour leur part organisé conférences, ateliers,
vigiles et autres
manifestations.[36] La jeune
ambassadrice de la CIIM, Song Kosal, qui a survécu à
l’explosion d’une mine, et le ministre canadien des Affaires
étrangères, Michael Manley, ont lancé, à
l’intention des élèves canadiens, une classe virtuelle sur
les mines terrestres grâce au concours du MAÉCI et
d’Industrie Canada[37]
La coalition Action Mines Canada constitue le plus important
mécanisme de coordination œuvrant avec les ONG canadiennes à
tous les aspects de l’action contre les mines. Plusieurs ONG canadiennes
qui n’étaient pas officiellement engagées dans le dossier
des mines sont devenues des partenaires d’AMC durant la période
couverte par le présent rapport. Parmi les activités d’AMC
récemment mises en œuvre, mentionnons un atelier de renforcement des
capacités en matière d’aide aux victimes des mines
présenté en février 2001, les travaux sur la question des
armes à dispersion, le lancement d’un bulletin d’information
interne pour les partenaires de la coalition, le réaménagement du
site Web et diverses initiatives visant à appuyer, au Canada et à
l’étranger, les jeunes intéressés à
l’action contre les mines et autres activités connexes.
En
avril 2001, Song Kosal a effectué une tournée de l’Ouest
canadien faisant des interventions sur le problème mondial des mines dans
le cadre de plusieurs manifestations. À l’occasion de sa visite,
AMC a lancé un projet visant à appuyer les initiatives des jeunes
dans les pays touchés par les mines. AMC continue de collaborer avec le
MAÉCI et la Société canadienne de la Croix-Rouge au
Programme des Jeunes ambassadeurs pour l’action contre les mines (JAACM) .
Le concours de recherche technologique en déminage parrainé
par AMC en est maintenant à sa troisième année. Les
résultats de la dernière édition du concours ont
suscité l’intérêt du ministère de la
Défense nationale et du Centre canadien des technologies de
déminage. Les travaux primés ont attiré passablement
d’attention dans les médias et ont suscité encore plus
l’intérêt des universités canadiennes.
Action Mines
Canada est un des membres les plus dynamiques de la CIIM. L’organisation
fait partie du comité de coordination et du groupe de pilotage de la
Campagne. AMC coordonne les recherches sur la région des Amériques
pour le rapport de l’Observatoire des mines et est responsable du
développement et de l’entretien de la base de
données.
CCAC
Le Canada a signé la Convention sur certaines
armes classiques (CCAC) ainsi que ses protocoles sur les mines et, le 23
novembre 2000, a remis son rapport annuel aux termes de l’article 13.
Dans une déclaration à la deuxième Conférence
annuelle des États parties au Protocole II modifié tenue en
décembre 2000, le Canada a de nouveau insisté sur
l’importance du Traité d’interdiction des mines qu’il
considère comme le meilleur moyen de progresser vers l’interdiction
complète des mines antipersonnel et de promouvoir l’action contre
les mines. Le Canada a proposé que la CCAC examine les
répercussions qu’engendrent sur le plan humanitaire tous les
« débris de guerre
explosif ».[38] Ce terme
englobe les sous-munitions des armes à dispersion et les mines
antivéhicule.
Prenant la parole en plénière, le Canada a
déclaré : « Bien que les meilleures pratiques
internationales relativement aux mines antipersonnel soient
énoncées dans une autre Convention qui a été
acceptée par beaucoup plus de pays que le Protocole II modifié, le
Canada est d’avis que le Protocole II modifié occupe une place
importante relativement au contrôle international des armements. Il
s’agit d’un instrument que le Canada continue d’appuyer
puisqu’il constitue un moyen de réduire les effets des mines autres
que les mines antipersonnel sur les populations. »
[39]
Le Canada a exhorté
les États parties à respecter le Protocole II de la CCAC, les
enjoignant de faire part de toute question qui pourrait se poser relativement au
respect du Protocole, a préconisé la pleine et effective
participation des ONG et des organisations internationales aux réunions
de la CCAC et a fortement encouragé les États à mettre
à la disposition de toutes les organisations intéressées
leurs rapports annuels aux termes de l’article
13.[40] Bien que la CCAC
n’ait pris aucun engagement juridiquement contraignant vis-à-vis
des survivants et survivantes des mines, le Canada a fait remarquer que les
États parties à cette Convention « ont une obligation
morale de participer aux soins, à la réadaptation et à la
réintégration sociale et économique » de ces
personnes et a exhorté les États parties à respecter la
mémoire des victimes des mines « en travaillant diligemment
afin de veiller à ce que de nouveaux progrès » soient
accomplis dans le cadre de la
CCAC.[41]
Production et transfert
La production et le transfert des mines antipersonnel
sont interdits au Canada en vertu d’une loi nationale.
Le gouvernement
n’a apporté aucune modification à la politique sur la
question du transfert et du transit des mines antipersonnel sur le territoire
canadien durant la période couverte par le présent
rapport.[42] Les hauts
fonctionnaires préparent actuellement un document en réponse aux
questions détaillées posées par Human Rights Watch lors des
réunions intersessions du Comité permanent d’experts en mai
2001, réponse qui pourrait traiter de la question du transit des mines
antipersonnel sur le territoire canadien par d’autres États et des
opérations militaires
multinationales.[43]
Stockage et destruction
Le Canada a terminé la destruction de tous
ses stocks opérationnels de mines antipersonnel en 1997, à
l’exception de ceux qui ont été conservés à
des fins de formation et de mise à l’essai des techniques de
déminage.[44]
Selon le
troisième rapport présenté en vertu de l’article 7 le
30 avril 2001 pour la période du 15 mars 2000 au 15 février 2001,
le Canada a conservé 1 712 mines dont quatre SB33 de fabrication
italienne; 962 C3A2 de fabrication canadienne; 480 M16A1/2 de fabrication
américaine; 40 PMA-1, 27 PMA-2 et 25 PMA-3 toutes fabriquées par
l’ancienne Yougoslavie; 79 PP-M1-NA1 fabriquées par
l’ancienne Tchécoslovaquie; 15 VS 50, dix VAL M69 et huit VS
MK2 fabriquées en Italie; et 62 PMN-2 transférées de la
Géorgie.[45] Suivant le
rapport, les Forces canadiennes ont également transféré
quatre mines du CAA-NU au Kosovo à des fins de formation, y compris deux
PROM-1, une MRUD et une PMR-2A.
Le nombre de mines Claymore stockées
par le Canada n’est pas connu et ces renseignements n’ont
été consignés dans aucun des rapports
présentés à ce jour aux termes de l’article 7. Le
Canada n’inclut pas les munitions Claymore dans ses rapports en vertu de
l’article 7 parce qu’il considère que cet article
n’exige pas la production d’un rapport sur les munitions Claymore
télécommandées ou sur toute autre arme non interdite par le
Traité. Les représentants canadiens ont déclaré
à l’Observatoire des mines : « Bien que le Canada
possède des munitions Claymore, il ne conserve que
l’équipement requis pour déployer ces armes en mode
télécommandé. »[46]
Mines antivéhicule et dispositifs antimanipulation
À une réunion d’experts
techniques sur les mines antivéhicule dotées d’allumeurs
sensibles et de dispositifs antimanipulation parrainée par le CICR en
mars 2001, les hauts fonctionnaires canadiens ont réaffirmé la
position du Canada, soit que les dispositifs antimanipulation, autres que ceux
qui sont déclenchés lorsqu’on tente de manipuler ou de
déranger intentionnellement de quelque autre manière que ce soit
une mine antivéhicule, et les mines antivéhicule dotées de
dispositifs de mise à feu qui font que ces mines fonctionnent comme des
mines antipersonnel tombent sous le coup de l’article 2 de la Convention
d’Ottawa et sont de ce fait interdits par la
Convention.[47]
À la
réunion du Comité permanent d’experts sur
l’état général et le fonctionnement de la Convention
tenue en mai 2001, le Canada a déclaré : « On peut
penser qu’il existe des dispositifs antimanipulation qui fonctionnent de
manière à les rendre interdits en vertu de la Convention et
d’autres qui sont autorisés. Par conséquent, bien
qu’on puisse considérer tous les dispositifs antimanipulation comme
« dangereux », le Canada n’accepte pas
l’argument voulant que tous les dispositifs antimanipulation puissent
être déclenchés à la suite d’un
dérangement non intentionnel. Le Canada entreprend actuellement des
travaux afin de mieux expliquer ce qu’il considère comme des
dispositifs antimanipulation qui seraient interdits par la Convention et ceux
qu’il considère comme n’étant pas interdits par la
Convention. »[48]
Les
représentants du gouvernement ont répété que le
Canada a détruit ses stocks de mines antivéhicule dotées de
tiges. « De plus, parce que les mines antichar activées par une
tige pourraient par inadvertance exploser au contact d’une personne, les
Forces canadiennes considèrent ces mines comme des mines antipersonnel et
donc, interdites par la Convention
d’Ottawa. »[49]
Le gouvernement a également appuyé la position adoptée
par d’autres pays stipulant que les mines antivéhicule
déclenchées par pression devraient posséder un seuil
minimal de détonation de 150 kilogrammes ou plus. Selon les
représentants canadiens, le Canada stocke une mine antichar qui est
activée par une pression de plus de 150 kilogrammes. Le Canada
possède également une mine antichar amorcée
magnétiquement et dotée d’une capacité
d’autodestruction intégrée au moment de la fabrication.
Après un nombre de jours déterminé par le fabricant, la
mine s’autodétruit et déploie un petit drapeau aux fins de
détection et de
déminage.[50]
Emploi
En vertu du Traité d’interdiction des
mines et de la loi nationale de mis en œuvre de la Convention, il est
interdit aux Forces canadiennes d’utiliser les mines antipersonnel.
Opérations militaires multinationales
Le Rapport 2000 de l’Observatoire des
mines a fait état des préoccupations de la CIIM et d’AMC
relativement à la question des opérations militaires menées
avec des États non parties à la Convention et de la position du
gouvernement canadien à cet
égard.[51] À la
réunion intersessions du Comité permanent d’experts tenue en
mai 2001, le Canada a fourni des renseignements détaillés à
ce sujet :[52]
« Pour le Canada, membre de l’Organisation du
Traité de l’Atlantique Nord, ce sujet est important en ce qui
concerne certaines questions relatives à
l’interopérabilité. Compte tenu de ce fait, le chef
d’état-major a communiqué ce qui suit à
l’ensemble du personnel des Forces armées en 1998 –
avant même l’entrée en vigueur de la Convention :
Participation aux opérations combinées : Le Canada peut
participer à des opérations combinées avec un État
qui n’est pas partie à la Convention. Les contingents canadiens ne
peuvent, toutefois, utiliser de mines antipersonnel et les Forces canadiennes ne
peuvent demander, même indirectement, que d’autres parties fassent
emploi de mines antipersonnel.
Règles d’engagement: Lorsqu’il participe à des
opérations combinées avec des forces étrangères, le
Canada n’acceptera pas les règles d’engagement qui autorisent
l’utilisation de mines antipersonnel par la force combinée.
Toutefois, cela n’empêchera pas les États qui ne sont pas
parties à la Convention d’utiliser les mines antipersonnel suivant
leurs propres objectifs nationaux.
Plans opérationnels : Lorsque engagé dans des
opérations combinées avec des forces étrangères, le
Canada n’acceptera pas les plans opérationnels qui autorisent
l’utilisation de mines antipersonnel par la force combinée. Bien
que les Canadiens puissent participer à la planification des
opérations à titre de membre du personnel multinational, ils ne
peuvent participer à la planification de l’utilisation des mines
antipersonnel. Cela n’empêchera pas un État qui n’a pas
signé la Convention de planifier en vue de l’utilisation des mines
antipersonnel par ses propres forces.
Commandement et contrôle : L’utilisation de mines antipersonnel
par la force combinée ne sera pas autorisée lorsque le Canada
commande une force combinée. De même, si le personnel des Forces
canadiennes est sous le commandement d’autres pays, ce personnel ne sera
pas autorisé à participer à l’utilisation ou
à la planification en vue de l’utilisation des mines antipersonnel.
Si jamais le personnel des Forces canadiennes s’engageait dans de telles
activités, il serait passible de poursuites au pénal aux termes de
la loi canadienne.
« Le Canada prend au
sérieux ses obligations en vertu de la Convention et continuera à
entrer en dialogue avec les parties intéressées afin de mieux
clarifier ce que le Canada entend par le terme « assister »
relativement aux opérations des Forces canadiennes.
« À cette fin, il nous fera plaisir de revoir la liste
de questions sur les opérations militaires multinationales
préparée par Human Rights Watch afin de déterminer comment
le Canada peut à l’avenir fournir plus de renseignements à
ce sujet. »
Recherche et développement
Le procès-verbal de la réunion du
Centre canadien des technologies de déminage (CCTD) tenue en janvier 2001
fait état d’une recommandation présentée au ministre
de la Défense visant à retirer du mandat du CCTD les travaux sur
les solutions de remplacement.[53]
Les militaires canadiens ont activement poursuivi des discussions avec leurs
homologues, exposant la douteuse utilité des mines antipersonnel sur le
plan militaire et préconisant l’adaptation des procédures
militaires, des modifications à la doctrine ainsi que des
mécanismes améliorés de surveillance, de
vérification et de transmission de l’information à titre de
solutions de rechange viables aux mines
antipersonnel.[54]
Innovations technologiques au service de l’action antimines
Le CCTD appuie la recherche et le
développement des techniques de déminage et les travaux
concentrent présentement sur quelques techniques prometteuses mises au
point grâce au soutien du Centre, par exemple, les
mines-robots[55] ainsi que
l’essai et l’évaluation des méthodes et de
l’équipement de déminage
mécanique.[56]
Le Centre
a mis au point une mine-robot reproduisant la mine PMN. Les mines reproduites
ont été exposées au forum sur le contreminage (UXO
Countermine Forum) tenu à la Nouvelle-Orléans en avril 2001 et des
exemplaires de ces mines ont depuis été vendus aux
États-Unis et à la Grande-Bretagne. En juin 2001, le Centre
thaïlandais d’action antimines (TMAC) situé dans la province
de Sa-Kaeo (Thaïlande) a mis à l’essai la
faucheuse-démineuse « PROMAC BDM-48 Brush deminer »,
mis au point par Pro-Mac avec le concours du CCTD
[57] Le CCTD soutient
également la mise sur pied d’installations d’essai et
d’évaluation dans les
Balkans.[58]
Le Canada
mène actuellement une étude de marché restreint qui
concentre sur cinq des huit produits mis au point avec l’aide du
CCTD.[59] L’étude
tentera de déterminer, entre autres, l’accès au
marché, les chances de succès sur le terrain, les coûts de
développement et d’achat. Le comité exécutif du CCTD
a convenu que si les résultats de l’étude montrent
qu’il n’existe aucun débouché commercial pour les
produits qui ont une bonne performance, on pourrait recommander l’achat
direct de ces produits. Le CCTD fait partie du Programme international
d’essai et d’évaluation (PIEE) de la Commission
européenne et du Forum d’information sur les technologies de
déminage (FITD). En juin 2001, le CCTD a présenté à
l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver un
atelier du FITD visant à passer en revue les techniques de
déminage.[61] Le CCTD
présentera un autre atelier du FITD, cette fois pour élaborer une
méthode standard d’essai et d’évaluation de
l’équipement de déminage mécanique. L’atelier
est provisoirement prévu pour octobre 2001 en
Alberta.[62]
Guigné
International de St. John’s, réputé pour ses techniques de
détection sonar fait actuellement l’essai, en Croatie, d’un
système de détection des mines terrestres sous l’eau. Les
essais ont lieu avec l’aide du gouvernement canadien et de la Commission
européenne.[63]
Financement de l’action contre les mines
Les contributions du Canada aux efforts de
déminage sont nombreuses et variées et portent notamment sur le
renforcement des capacités locales; les travaux de relevé et de
marquage; l’équipement de protection et l’aide technique;
l’entraînement des chiens détecteurs de mines; d’autres
équipements de détection; et la recherche de nouvelles techniques
de déminage humanitaire ainsi que l’essai et la commercialisation
de ces techniques.[64] Le Canada
contribue également aux programmes de sensibilisation aux dangers des
mines et d’assistance aux victimes dans les pays touchés par les
mines : soutien des programmes de sensibilisation aux dangers des mines,
renforcement des capacités locales en soins de santé et
réadaptation et appui aux programmes de réintégration
socio-économique y compris la formation professionnelle pour les victimes
des mines.[65]
Le Fonds canadien
contre les mines terrestres, établi en 1997 et doté de 100
millions de dollars canadiens répartis sur cinq
ans[66], entame sa quatrième
année.
Presque toutes les sommes consacrées à
l’action antimines proviennent de ce Fonds. Parmi les autres argents
versés par le gouvernement canadien, mentionnons le financement
accordé par l’Agence canadienne de développement
international (ACDI) en Afghanistan et au Kosovo-Balkans.
Pour
l’exercice financier le plus récent (du 1er avril 2000 au 31 mars
2001), le Canada a versé, toutes sources confondues, 22,6 millions
de dollars canadiens, soit 15,2 millions de dollars américains, en faveur
de l’action contre les mines.
Cette somme comprend 21,8 millions de
dollars canadiens (14,6 millions de dollars américains) en fonds
gouvernementaux.
Déminage 6,1 millions $ (4,1 millions
$US)
Information 5,2 millions $ (3,5 millions $US)
Recherche et
développement 4,1 millions $ (2,7 millions $US)
Promotion et
prévention 2,3 millions $ (1,5 million $US)
Assistance aux
victimes 2 millions $ (1,3 million $US)
Action intégrée contre
les mines 1 million $ (707 000 $US)
Coordination 507 000 $ (342 000
$US)
Destruction des stocks 365 000 $ (246 000 $US)
Sensibilisation aux
dangers
des mines 300 000 $ (200 000 $US)
Total 21,8 millions $
(14,6 millions $US)
La somme totale englobe également 886 000 dollars canadiens (597 000
$US) de sources non gouvernementales :
Aide aux victimes 777 000 $
(523 000 $US)
Déminage 103 000 $(69 500 $US)
Sensibilisation
aux dangers
des mines 6 000 $ (4 000 $US)
Total 886 000 $ (597
000 $US)
Fonds alloués par le Canada à l’action contre les
mines (du 1er avril 2000 au 31 mars
2001)[68]
Forum de coopération sur l’action contre les mines,
Zagreb
2 500 $
1 683 $
International
CIIM
Soutien de base
312 666 $
210 518 $
Observatoire des mines
250 000 $
168 235 $
Roots of Peace
Réception – secrétaire général des
NU
17 790 $
11 978 $
LSN
Survivants – deuxième Assemblée des É.P.
6,678 $
4 496 $
GICHD
Programme de prise en charge des délégués – TIM
75,000 $
50 498 $
National
AMC
Soutien de base
492 877 $
331 854 $
Club 2/3
Ressources- sensibilisation
10 000 $
6 733 $
I Choose Me Productions
Site Web « Living Bombs »
8 000 $
5 386 $
Concert Caritas
Concert bénéfice
10 000 $
6 733 $
PJAACM
Soutien de base
115 232 $
77 586 $
Canada
Élaboration d’un programme d’études sur les mines
à l’intention des écoles canadiennes, d’un cahier
d’exercice électronique pour l’action contre les mines et la
réalisation de la vidéo « À pas mesurés :
le mouvement mondial pour interdire les mines » pour les
activités de sensibilisation à l’échelle
nationale. Voir plus bas
La Fondation des mines terrestres du Canada (FMC) fait activement la
promotion, au Canada, du programme parrainé par l’Association pour
les Nations Unies « Adoptez un champ de mines ». Grâce
aux fonds alloués par l’Agence canadienne de développement
international, la Fondation accorde une subvention d’appoint de trois
dollars pour chaque dollar recueilli par les groupes communautaires, les groupes
d’écoliers et les clubs
philanthropiques.[74]
L’action contre les mines financée par les ONG
Pays
Organisme
Objet
$CAN.
$US
Déminage
Bosnie- Herz.
FMC : Adoptez un champ de mines
Dix-sept Clubs Rotary et deux Clubs Interact ont adopté un champ de
mines de 59 130 mètres carrés qui comprend des lignes
à haute tension et le village of Vranici, dans le sud-est de la
Bosnie-Herzégovine. Le Club Rotary de Toronto a adopté un champ
de mines de 16 325 mètres carrés comprenant une importante
route d’accès reliant trois villages entre eux et au marché
le plus près. Cette route donne également accès à la
route principale qui relie le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine
à la Croatie. Les Clubs Rotary de Coburg, Port Hope, Brighton,
Northumberland Sunrise et le Club Interact de l’école secondaire
West High de Coburg ont adopté un champ de mines adjacent.
Une campagne communautaire menée dans la région de Quinte
(sud-est ontarien) a permis d’adopter un champ de mines de 19 972
mètres carrés. Le déminage du champ permettra de
reconstruire le système d’irrigation. Les étudiants du
Collège Niagara ont adopté un champ de mines adjacent de
19 972 mètres carrés. Le Club Rotary de Brampton a
également fourni des fonds.
Les dons versés par les membres du conseil d’administration de
la Fondation et par le public ont servi à l’adoption d’un
champ agricole de 19 800 mètres carrés dans le hameau de
Spike. Le déminage de cette surface permettra à la population
locale de rentrer chez elle.
Les Clubs Rotary de Coburg, Port Hope, Brighton, Northumberland Sunrise et
le Club Interact de l’école secondaire West High de Coburg ont
adopté le champ BiH-034-03. Une fois terminé le déminage de
ce champ, ces Clubs Rotary, de concert avec le Club Rotary de Sarajevo, mettront
sur pied un programme visant à fournir des pieds artificiels, à
titre de suivi.
ADEILS – action antimines basée sur la
communauté[81]
6 000 $
4 040 $
Total partiel
6 000 $
4 040 $
Assistance aux victimes
Tadjikistan
Société canadienne de la Croix-Rouge
CICR, programme d’orthopédie
747 000 $
502 955 $
Ouganda
FMC : Canadian Physicians for Aid and Relief (CPAR)
Projet de sensibilisation aux dangers des mines et d’aide aux
victimes.[82]
30 000 $
20 199 $
Total partiel
777 000 $
523 154 $
TOTAL
886 171 $
596 659 $
Un projet en Azerbaïdjan, inscrit en 1999 dans la base de données
de l’ONU sur les sommes investies en faveur de l’action contre les
mines mais oublié par inadvertance dans le Rapport 2000 de
l’Observatoire des mines, a permis de mettre à l’essai
l’enquête de l’OMS auprès des victimes des mines ainsi
que les outils destinés à venir en aide aux victimes et de
distribuer les manuels d’instruction. Le MAÉCI a remis
64 631 dollars canadiens à Médecins pour les droits de
l’homme pour cette
initiative.[83]
Transparence
Le Canada fait preuve de minutie et de transparence
dans ses rapports sur les dépenses engagées en faveur de
l’action contre les mines à l’échelle nationale aussi
bien qu’internationale. Il communique l’information dans les
rapports annuels présentés au Parlement, les communiqués de
presse, à l’occasion d’activités publiques, dans
les rapports d’étape et les publications, sur les sites Web des
ministères et dans la base de données de l’ONU sur les
sommes investies en faveur de l’action contre les mines où on
trouve la liste détaillée des
dépenses.[84]
Au nom des
quatre ministères associés à l’action contre les
mines, l’équipe ILX du MAÉCI dépose chaque
année au Parlement canadien un rapport sur les activités et
projets appuyés par le Fonds canadien contre les mines terrestres. Le
rapport de l’année en cours
intitulé : « À pas mesurés : Rapport
sur le Fonds canadien contre les mines terrestres, 1999-2000 », a
été déposé au Parlement le 1er mars
2001.[85] Le document donne un bon
aperçu de la question des mines et des efforts internationaux en vue
d’appliquer le Traité d’interdiction, décrit les
nombreuses mesures prises par le gouvernement canadien pour respecter ses
engagements vis-à-vis du Traité, et rend compte des contributions
versées par le gouvernement aux programmes d’action contre les
mines, par pays.
Reconnaissant que l’accès à des
renseignements fiables et à jour facilite la coordination de l’aide
pour l’action antimines, le Canada a accordé de l’aide
financière et technique à la base de données des
investissements en faveur de l’action contre les mines. Il a
également versé des fonds pour la conduite d’une
étude sur l’efficacité des programmes d’action contre
les mines portant plus particulièrement sur les aspects
socio-économiques.[86]
Décès causés par les mines
En mars 2001, des soldats des Forces canadiennes
membres de la mission de l’ONU en Éthiopie et en
Érythrée (UNMEE) ont été impliqués dans deux
incidents mettant en cause des mines
terrestres.[87] Le premier
s’est produit le 13 mars lorsqu’un véhicule circulant sur une
route qui venait d’être déminée par une équipe
des Forces armées canadiennes a roulé sur une mine. Le
véhicule transportait trois soldats canadiens chargés de
protéger l’équipe de déminage contre les attaques. Il
n’y eut aucun blessé. Le lendemain, sur la même route, un
autre véhicule canadien a déclenché une mine, blessant
légèrement un
soldat.[88] À la suite du
second incident, le commandant du contingent des Forces canadiennes a
ordonné aux troupes de ne plus emprunter les routes de la région
et le ministère de la Défense nationale a ouvert une enquête
sur les circonstances entourant les deux
incidents.[89] Le contingent devait
rentrer au Canada en juin
2001.[90]
[1] Voir le Rapport 1999 de
l’Observatoire des mines, pp. 221-224. Lois du Canada, chapitre 33,
Loi de mise en œuvre de la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du
stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur
destruction. Loi C-22 sanctionnée le 27 novembre 1997.
[2] Pour plus de détails
sur les activités du Canada relativement au Traité
d’interdiction avant 2000, consulter le Rapport 1999 de
l’Observatoire des mines, pp. 219-220 et le Rapport 2000 de
l’Observatoire des mines, pp.
232-239.
[3] Rapport en vertu de
l’article 7, formule J, le 30 avril
2001.
[4] Déclaration de Son
Excellence Daniel Livermore, ambassadeur du Canada à l’action
contre les mines, à la deuxième Assemblée des États
parties, Genève, le 11 septembre 2000. (Traduction
AMC) [5]
Ibid.
[6] MAÉCI,
« À pas mesurés : Rapport sur le Fonds canadien
contre les mines terrestres, 1999-2000 », 2001, p.15;
Déclaration de Son Excellence Daniel Livermore, ambassadeur du Canada
à l’action contre les mines, à la deuxième
Assemblée des États parties, Genève, le 11 septembre
2000.
[7] Gouvernement du Canada,
« Article 8 and the Facilitation and Clarification of
Compliance » le 2 mai
2001.
[8] Notes pour une allocution
de l’honorable John Manley, ministre des Affaires étrangères
au Royal Institute for International Affairs, Londres, Royaume-Uni, le 20 mars
2001.
[9] John Ward,
« Manley to focus on US relations », Canadian Press, le 9
avril 2001.
[10] La
sénatrice Finestone a été nommée ambassadrice
spéciale pour les mines en 1999. Madame Finestone se retirera du
Sénat en 2002.
[11]
MAÉCI, communiqué de presse no 66, « Le
ministre Manley renouvelle le mandat de la conseillère spéciale
pour les mines », Ottawa, le 24 mai
2001.
[12] Entrevue avec la
sénatrice Sheila Finestone, le 28 juin 2001, Ottawa . On trouvera
d’autres résolutions et déclarations relatives aux mines sur
le site Web de l’UI :
http://www.iup.org.
[13]
MAÉCI, communiqué de presse no 274 : « Le
ministre Manley présente ses condoléances à
l’occasion du décès du lieutenant-général
Gordon Reay », Ottawa, le 21 décembre
2000.
[14] MAÉCI,
communiqué no 28, « M. Manley annonce de nouvelles
initiatives concernant les mines antipersonnel à l’occasion du
deuxième anniversaire de la Convention d’Ottawa », le 1er
mars 2001, Ottawa.
[15] Entrevue
avec Jean Chrétien, premier ministre du Canada , Choices Magazine, juin
2001. (Traduction
AMC) [16] MAÉCI,
Déclaration conjointe du premier ministre du Canada et du
président de la Fédération de la Russie sur la
coopération dans le domaine de la stabilité stratégique, le
12 décembre 2000,
Ottawa.
[17] Geoffrey York,
« Russia flouts landmine vow », The Globe and Mail,
le 4 juin 2001.
[18] Notes pour
une allocution de l’honorable Pierre Pettigrew, ministre du Commerce
international, au symposium sur le commerce hémisphérique et le
développement durable, Québec (Canada), le 17 avril
2001.
[19] Notes pour une
allocution de l’honorable John Manley, ministre des Affaires
étrangères, à l’Institut canadien des études
stratégiques, Toronto, le 12 avril
2001.
[20] « Yugoslav
aid could depend on Milosevic fate – Canada », ONASA
(Sarajevo, Bosnie), le 28 mai
2001.
[21] L’équipe
ILX a été mise sur pied au sein du MAÉCI en 1998 à
titre de centre de référence pour les initiatives et programmes du
gouvernement en matière d’action contre les mines.
[22] La Conférence
internationale sur les enfants touchés par la guerre, Winnipeg (Canada),
le 17 septembre 2000.
http://www.waraffectedchildren.gc.ca/delegatesprogram-f.asp.
[23]
MAÉCI, « Séminaire sur l’universalisation et la
mise en œuvre de la Convention d’Ottawa en Afrique, Rapport
général, les 15-16 février 2001, Bamako
(Mali). »
[24] Voir le
site consacré à la destruction des stocks de mines antipersonnel
« Anti-personnel Mine Stockpile Destruction Resource
Site » :
www.stockpiles.org.
[25] Voir
également « Informe del Secretario General sobre la
implentación de las Resoluciones 1745 (apoyo a la acción contra
las minas en Ecuador y Perú) y 1751 (apoyo a la acción contra las
minas en Centroamérica) », CP/doc.3422/01 rev.1, le 7 mai
2001.
[26] Conférence sur
la destruction des mines terrestres « papillon », MTI,
Budapest, le 2 février 2001; Anti-personnel Mine Stockpile Destruction
Resource Site,
http://www.stockpiles.org/index_1.html.
[27]
Accord-cadre entre le gouvernement du Canada et le cabinet des ministres de
l’Ukraine sur la destruction des mines terrestres antipersonnel en
Ukraine, signé à Ottawa le 26 mars
2001.
[28] Ambassade
d’Ukraine, communiqué de presse no 22,
« Visit of Foreign Minister of Ukraine A. Zlenko to
Canada », Ottawa, le 28 mars
2001.
[29] OTAN,
communiqué de presse, « Compte rendu succinct du
Président », réunion ministérielle, le 6
décembre 2000. http://www.OTAN.int/docu/pr/2000/p00-16f.htm ; OTAN
communiqué de presse : « Rapport sur les options pour les
mesures de confiance et de sécurité (MDCS) »,
le 14 décembre 2000.
http://www.OTAN.int/docu/pr/2000/p00-121f/rep-csbm.pdf.
[30]
MAÉCI, communiqué de presse no 97, « John
Manley se réjouit de la destruction des mines antipersonnel en
Albanie », le 6 juillet 2001; OTAN, communiqué de presse
« Partenariat pour la paix », le 23 avril 1999.
http://www.OTAN.int/docu/comm/1999/9904_wsh/pres-eng/08pfp.pdf.
[31]
OTAN, communiqué de presse, « Partenariat pour la
paix », le 23 avril 1999.
http://www.OTAN.int/docu/comm/1999/9904_wsh/pres-eng/08pfp.pdf.
[32]
Courrier électronique, « Poland Seminar Report », le
19 juillet 2001.
[33] OTAN,
« OTAN Hebdo », le 25 janvier 2001.
http://www.OTAN.int/docu/update/2001/0122/e01256.htm.
[34]
Ibid.
[35] Le concert pour un
monde sans mine mettait en vedette Bruce Cockburn, Nanci Griffith, Mary Chapin
Carpenter, Steve Earle, John Prine et Emmy Lou
Harris.
[36] Ces activités
ont eu lieu à Calgary, Halifax, Montréal, Ottawa, Québec,
Regina, St. John’s, Sydney, Toronto, Vancouver, Winnipeg et dans quelques
autres villes.
[37] La classe
virtuelle reliait des étudiants de l’Ontario, de Terre-Neuve et du
Québec à une école à Ottawa où le ministre,
Song Kosal, des représentants d’AMC et des invités
internationaux ont participé à une
téléconférence en direct pour discuter des mines dans le
monde et de l’action contre les mines. MAÉCI, communiqué de
presse no 28, « M. Manley annonce de nouvelles initiatives
concernant les mines antipersonnel à l’occasion du deuxième
anniversaire de la Convention d’Ottawa », le 1er mars 2001,
Ottawa.
[38] Le
représentant canadien a également annoncé l’appui du
Canada pour les propositions faites par les États-Unis en vue de
permettre aux États parties de la CCAC d’élaborer des normes
minimales de détectabilité pour les mines antivéhicules et
d’étendre la portée de la CCAC de manière à
englober les conflits armés non intentionnels, et aux États
parties du Protocole II modifié de considérer la mise sur pied
d’un mécanisme pour en assurer le respect.
[39] Déclaration du
Canada à la deuxième Conférence annuelle des États
parties au Protocole II modifié de la CCAC, Genève, le 11
décembre 2000. (Traduction
AMC) [40]
Ibid.
[41]
Ibid.
[42] Voir Rapport 2000
de l’Observatoire des mines, p.
241.
[43]
Délégation canadienne, intervention sur l’article 1,
Comité permanent d’experts sur l’état
général et le fonctionnement de la Convention, Genève, le
11 mai 2001. L’intervention s’est faite oralement, mais le texte
écrit en a été remis à l’Observatoire des
mines. Programme des Jeunes ambassadeurs pour l’action contre les mines,
note no 005 sur les mines antipersonnel et les opérations
multinationales, ébauche, le 20 juin
2001.
[44] Le Canada a choisi de
conserver tout au plus 2 000 mines antipersonnel en vertu de l’article 3
du Traité. Bien qu’elle ne soit pas inscrite dans la loi
canadienne, cette politique a maintes fois été
énoncée par les ministres de la Défense nationale et des
Affaires étrangères et on la retrouve dans les rapports
déposés par le gouvernement aux termes de l’article
7.
[45] Rapport aux termes de
l’article 7, formule D, le 30 avril
2001.
[46] Courrier
électronique transmis à l’Observatoire des mines (AMC) par
Kerry Brinkert, MAÉCI/ILX, le 25 juillet 2001. (Traduction
AMC) [47] Déclaration
du Canada, dans le rapport du CICR intitulé : « Report on
the Technical Expert Meeting on anti-vehicle mines with sensitive fuses or with
sensitive anti-handling devices », les 13-14 mars 2001, Genève.
(Traduction AMC) [48]
Délégation canadienne, intervention sur l’article 2,
Comité permanent sur l’état général et le
fonctionnement de la Convention, Genève, le 11 mai 2000.
L’intervention s’est faite oralement mais le texte écrit a
été remis à l’Observatoire des mines. (Traduction
AMC) [49] Déclaration
du Canada dans le rapport publié par le CICR intitulé «
Report on the Technical Expert Meeting on anti-vehicle mines with sensitive
fuses or with sensitive anti-handling devices », les 13-14 mars 2001,
Genève. (Traduction
AMC) [50]
Ibid.
[51] Voir
« Rapport 2000 de l’Observatoire des mines » ,
p. 244.
[52]
Délégation canadienne, intervention sur l’article 1,
Comité permanent sur l’état général et le
fonctionnement de la Convention, Genève, le 11 mai 2000.
L’intervention s’est faite oralement mais le texte écrit a
été remis à l’Observatoire des mines. (Traduction
AMC) [53] Centre canadien des
technologies de déminage, procès-verbal du comité
exécutif, le 22 janvier 2001,
Ottawa.
[54] Déclaration
de Son Excellence Daniel Livermore, ambassadeur canadien à l’action
contre les mines, à la deuxième Assemblée des États
parties, Genève, le 11 septembre 2000; MAÉCI, « À
pas mesurés : Rapport sur le Fonds canadien contre les mines
terrestres, 1999-2000 », mars 2001, p.15; MAÉCI,
« Séminaire sur l’universalisation et la mise en
œuvre de la Convention d’Ottawa, rapport général, les
15-16 février 2001, Bamako,
Mali. »
[55]
Reproduction très fidèle de mines, ces mines-robots ont
été mises au point de manière à réagir
à la même pression que les PMA-1, PMA-2, PMA-3 et les mines de type
72A dont elles reproduisent la forme, la taille, le poids, le principe de mise
à feu et les caractéristiques de la force de détente.
[56] Entrevue
téléphonique avec le major Al Carruthers, directeur du CCTD, le 18
juillet 2001; voir également
http://www.ccmat.gc.ca.
[57]
James East, « Meet the new air-con mine buster », The
Straits Times (Singapour), le 9 juin
2001.
[58] Entrevue
téléphonique avec le major Al Carruthers, directeur du CCTD, le 18
juillet 2001.
[59]
Procès-verbal de la réunion du Comité exécutif du
CCTD tenue le 22 janvier 2001.
[61] Entrevue
téléphonique avec le major Al Carruthers, directeur du CCTD, le 18
juillet 2001; voir également l’article de Jonathan Manthorpe,
« Elusive Killers », Vancouver Sun, le 14 juin
2001.
[62] Entrevue
téléphonique avec le major Al Carruthers, directeur du CCTD, le 18
juillet 2001.
[63] CBC News
Online, « Newfoundland company works on new landmine
detector, » affiché sur le Web, le 29 décembre
2000.
[64]
Délégation canadienne à l’Organisation pour la
sécurité et la coopération en Europe, note no
1550, Vienne, 18 décembre
2000.
[65]
Ibid.
[66] Voir le Rapport
2000 de l’Observatoire des mines, p.
245.
[68] L’année
financière du gouvernement canadien s’étend du 1er avril au
31 mars. C’est ainsi que la période couverte par le rapport de
l’Observatoire des mines chevauche deux exercices financiers du
gouvernement canadien..
[69] Il
revient à l’enquêteur de l’Observatoire des mines de
convertir les sommes en dollars américains en se basant sur le taux de
change suivant : 1US$ = 0,6733
$CAN.
[70] Institut national de
déminage.
[71] Indian
Institute for Peace, Disarmament and Environmental
Protection.
[72] Non-Violence
International.
[73] Voir :
http://www.redcross.ca/english/peace/.
[74]
Courrier électronique transmis à l’Observatoire des mines
(AMC) par Scott Fairweather, vice-président de la Fondation des mines
terrestres du Canada, le 16 juillet
2001.
[75] L’ACDI accorde
une subvention de 3 pour 1 pour les fonds recueillis par la Fondation des mines
terrestres du Canada. La contribution versée par l’ACDI à
la Fondation est indiquée dans la section sur le Canada du Rapport
2000 de l’Observatoire des mines, page 255. La part de l’ACDI
n’est pas compilée dans le présent rapport afin de ne pas la
comptabiliser deux fois mais il convient de mentionner que la contribution de la
Fondation à ce projet d’adoption d’un champ de
mines s’élève à 156 085 $CAN. [76]L’ACDI accorde une
subvention d’appoint de 3 pour 1 pour les fonds recueillis par la
Fondation des mines terrestres du Canada.. La contribution totale de la
Fondation pour ce projet d’adoption d’un champ de mines »
s’élève donc à 52 576
$CAN.
[77]L’ACDI accorde
une subvention d’appoint de 3 pour 1 pour les fonds recueillis par la
Fondation des mines terrestres du Canada.. La contribution totale de la
Fondation pour ce projet d’adoption d’un champ de mines
s’élève donc à 32 860 $CAN
.
[78]
Ibid.
[79] L’ACDI accorde
une subvention d’appoint de 3 pour 1 pour les fonds recueillis par la
Fondation des mines terrestres du Canada.. La contribution totale de la
Fondation pour ce projet d’adoption d’un champ de mines
s’élève donc à 85 374
$CAN.
[80] L’ACDI accorde
une subvention d’appoint de 3 pour 1 pour les fonds recueillis par la
Fondation des mines terrestres du Canada. .. La contribution totale de la
Fondation pour ce projet d’adoption d’un champ de mines
s’élève donc à 52 576
$CAN.
[81] ADEILS : Asociaci\n
para el Desarrollo de Iniciativas Locales Sostenibles/Association pour le
développement des initiatives locales
durables.
[82] En avril 2001, la
Fondation des mines terrestres du Canada a offert un dîner
bénéfice en l’honneur de l’ancien ministre des
Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, pour sa contribution à
l’action contre les mines dans le monde. Le dîner a permis de
recueillir 30 000 $CAN qui serviront à appuyer un projet de
sensibilisation aux dangers des mines et d’aide aux victimes dans le
district de Gulu (dans le nord de l’Ouganda). Procès-verbal de la
réunion du comité consultatif de la Fondation des mines terrestres
du Canada tenue le 26 juin
2001.
[83] MAÉCI,
« À pas mesurés : Rapport sur le Fonds canadien contre
les mines terrestres, 1999-2000, mars 2001; base de données des Nations
Unies sur les sommes investies en faveur de l’action antimines,
http://webapps.dfait-maeci.gc.ca/mai.
[84] Voir la base de
données des Nations Unies sur les sommes investies en faveur de
l’action antimines.
[85]
On trouvera le rapport sur le site du MAÉCI,
« Passage » :
www.mines.gc.ca.
[86] Programme
de développement des Nations Unies , « A Study of
Socio-Economic Approaches to Mine Action » Genève, mars 2001,
p. 2.
[87] Steven Edwards,
« Landmine blasts hit Canadians, forces ordered off road after second
explosion », National Post, le 15 mars 2001; archives du
ministère de la Défense nationale :
www.MDN.ca/eng/archive/2001/march01/14mine2_n_e.htm.
[88]
Ibid.
[89] Bureau de liaison avec
les médias, Défense nationale, NR-01.016, « A Canadian
Armoured Vehicle Strikes a Mine », le 14 mars
2001.
[90] MAÉCI,
communiqué de presse no 62, « Le secrétaire
d’État Kilgour rendra visite aux troupes canadiennes en
Éthiopie et en Érythrée », Ottawa, le 22 mai
2001.