La Republique Centrafricaine, Rapport de lÂ’Observatoire des Mines 2002
La Republique Centrafricaine
Développements clés depuis mai
2001
La République Centrafricaine(RCA) a participé à la
réunion intersessionnelle du comité permanent en mai 2002. Au
cours de cette réunion, il a déclaré que la loi
d’accession au traité d’interdiction des mines est en ce
moment soumise à l’Assemblée Nationale.
La RCA n’a pas encore accédé au traité
d’interdiction des mines. le Colonel Nassin Nicaise du Ministère
des Affaires Etrangères, principal responsable du gouvernement pour la
question, des mines a déclaré que la loi d’accession au
traité d’interdiction a été soumise à
l’Assemblée
Nationale.[266]
Après les mutineries de mai 2001, la situation dans le pays
était, telle que la RCA n’a pas pu participer à la
3e réunion des états parties à Managua au
Nicaragua en septembre 2001, ni à la réunion intersessionnelle du
comité permanent en janvier 2002 à
Genève.[267] Cependant, le
gouvernement a participé à la réunion du Comité
Permanent en mai 2002 à Genève. Le Colonel Nicaise a
confirmé la volonté de la RCA de participer à la
4e réunion des Etats Parties à Genève en
septembre 2002 et sollicite une assistance financière à cet effet,
car le pays fait face à une sérieuse crise économique
[268].
La RCA était absente lors du vote de la résolution 56/24M de
l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le
traité d’interdiction des mines le 29 novembre 2001. La RCA
n’est pas Etat Partie à la convention sur les armes
conventionnelles et n’a pas participé à la 3e
réunion annuelle des états parties au protocole II amendé
de la convention sur les armes conventionnelles ni à la 2e
conférence de revue en décembre 2001.
Lors de la réunion intersessionnelle en mai 2002, la RCA a
déclaré n’avoir jamais produit ou exporté des mines
antipersonnel.[269] En
février 2002, un responsable a affirmé que la RCA
n’autoriserait jamais le transit des armes sur son territoire, même
pas dans l’espace aérien de la
RCA[270]. A ce sujet, le
gouvernement a affirmé en mai 2002, n’avoir aucune preuve
d’un transit de mines antipersonnel à travers son
territoire.[271]
Le colonel Nicaise a confirmé que la RCA dispose d’un
très petit stock de mines destiné à la formation. Il a
affirmé qu’il s’adresserait au principal responsable de
l’armée et en cas de besoin, à l’école
militaire afin d’obtenir les informations complémentaires sur le
type et les quantités de mines
stockées[272].
La RCA n’a pas utilisé de mines antipersonnel par le
passé, de même que lors de la mutinerie de mai
2001.[273]
Bien que la RCA ne soit pas reconnue comme affecté par les mines, les
autorités restent préoccupées par le risque des mines au
niveau de la frontière avec le Tchad et le Soudan. Des patrouilles mixtes
avec les pays voisins ont été organisées pour
réduire les
risques[274].
Aucun rapport ne signale de nouvelles victimes de mines en RCA.
[266] Déclaration du Colonel Nassin
Nicaisse, officier en charge en matière de sécurité,
Ministère des affaires
étrangères [267] Interview
téléphonique avec le Colonel Nassin Nicaise, officier en charge en
matière de sécurité, Ministère des affaires
étrangères, le 02 mai 2002.
[268] Interview
téléphonique avec le Colonel Nassin Nicaise, officier en charge en
matière de sécurité, Ministère des affaires
étrangères, 12 février
2002. [269] Rapport 2001 de
l’Observatoire des mines,
p.234 [270] Déclaration du Colonel
Nassin Nicaise, officier en charge en matière de sécurité,
Ministère des affaires étrangères à la
réunion intersessionnelle du Comité Permanent à
Genève, mai 2002. Interview avec la même personne, Bangui, 12
février 2002 [271] Interview avec
le Colonel Nassin Nicaise, officier en charge en matière de
sécurité, Ministère des affaires étrangères,
à la réunion intercessionnelle du Comité Permanent à
Genève , mai 2002. [272]
Déclaration du Colonel Nassin Nicaise, officier en charge en
matière de sécurité, Ministère des affaires
étrangères à la réunion intercessionnelle du
Comité Permanent à Genève, mai
2002. [273] Interview par
téléphone avec le Colonel Nassin Nicaise, officier en charge en
matière de sécurité, Ministère des affaires
étrangères, le 12 février
2002 [274] Interview
téléphonique avec le col. Nassin Nicaise, officier en charge en
matière de sécurité, Ministère des affaires
étrangères, 02 mai 2002.