Côte d’Ivoire, Rapport de lÂ’Observatoire des Mines 2002
Côte d’Ivoire
Développement clés depuis mai
2001
La Côte d’Ivoire a signé le traité
d’interdiction des mines le 3 décembre 1997, l’a
ratifié le 30 juin 2000 et est devenu un Etat Partie le 1er
décembre 2000. Le ministre de la défense en charge des questions
des mines déclarait en début d’année 2002,
qu’un projet de loi nationale de mise en œuvre du traité
allait être soumis à l’Assemblée
Nationale.[174] Jusqu’en
juillet 2002, le projet n’avait pas encore été soumis.
Le rapport de transparence de la Côte d’Ivoire réquis par
l’article 7 du traité était attendu le 30 Mai 2000, aurait
été envoyé à la mission permanente de la Côte
d’Ivoire aux Nations Unies à New - York, mais il n’a pas
encore été soumis officiellement au Secrétaire
Général des Nations
Unies[175]. Cependant, une copie
couvrant la période allant du 9 Mai au 31 Décembre a
été envoyée à l’Observatoire des Mines.
c’est un rapport « superficiel » précisant que
la Côte-d’Ivoire n’est pas affectée par les Mines et
n’a jamais produit, importé ou utilisé les Mines
Antipersonnel. Elle n’a non plus de stocks, même pour la formation
des militaires[176].
Nicaragua ni aux réunions intersessionnelles du Comité
permanent à Génève en Janvier et Mai 2002. Il n’y a
pas eu de budget prévu pour participer à ces
réunions[177]. Cependant,
il a participé à un certain nombre de réunions
régionales rélatives à la quetion des mines
antipersonnel.
Elle a participé à la conférence portant sur la
société civile et l’interdiction des Mines Antipersonnel,
organisée par le Programme de Coordination et d’Asistance pour la
sécurité et le Développement (PCASED) tenu à Accra
au Ghana du 14 au 19 Mai 2002, et au séminaire national sur
l’application des traités et conventions : la convention
d’Ottawa et le Moratoire de la Communauté Economique des Etats de
l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) sur les armes légères,
organisé par le Centre Africain pour la Sécurité Humaine
à Abidjan, le 29 août 2001. Au cours de ce séminaire, le
représentant du gouvernement de la Côte d’Ivoire a
noté que le fait pour la Côte d’Ivoire d’avoir
signé le moratoire de la CEDEAO, est perçu comme la confirmation
de son soutien permanent au combat pour un monde sans
mine[178] : la
Côte-d’Ivoire a aussi participé à la conférence
sur les Armes et les Lois Humanitaires Internationales ayant pour
thème : ‘‘ La convention sur les armes
conventionnelles et le traité d’Ottawa’’,
organisé par le CICR en collaboration avec la CEDEAO les 10 et 11 octobre
2001 à Abuja au Nigeria.
En Novembre 2001, la Côte-d’Ivoire a appuyé et voté
en faveur de la résolution 56/24M de l’Assemblée
Générale des Nations unies appelant à une
l’universalisation et la totale application du traité
d’interdiction des Mines. Au début de l’année 2002, un
représentant du Ministère de la défense a
réitéré les voeux du gouvernement de faire tout ce
qu’il pourra pour appuyer les initiatives d’interdiction des
mines.[179]
La Côte d’Ivoire n’est pas Etat Partie de la Convention
sur les Armes Conventionnelles. Elle n’a pas participé à
la troisième réunion annuelle des Etats Parties du Protocole II
Amendé de la Convention sur le Armes Conventionnelles, ou à la
seconde Conférence d’Evaluation , à Genève , en
décembre 2001.
La campagne d’interdiction des mines pour la Côte
d’Ivoire a été créée en décembre 2000.
En octobre 2001, ACHUS, un des initiateurs de la campagne, avec l’appui de
l’Ambassade Suisse, a organisé des activités
d’éducation pour les jeunes dans quatre districts d’Abidjan,
les sujet traités étaient les mines antipersonnel et les armes
légères. La section de Côte d’Ivoire du Club OUA a
organisé des programmes de sensibilisation dans certaines écoles ,
l’un de ces programmes a eu lieu au collège Sainte Foi à
Abobo (Abidjan)le 19 février 2002. Le CICR a organisé une
conférence débat sur les lois Humanitaires Internationales
à Abidjan le 27 mars 2002, lors de cette conférence, ACHUS a fait
une présentation ( pour le compte de handicap International ) sur la
question des mines pour 24 participants de l’école de police, de
l’Institut des Sciences de la Communication et des Technologies , de
l’Ecole Nationale d’Administration, de l’Université de
Cocody et de l’Université de l’Atlantique.
En 2001, quelques 199 officiers de 35 pays d’Afrique ont reçu
une formation sur l’Interdiction des mines à l’Ecole Franco
– Ivoirienne de formation pour le maintien de la Paix de Zambakro. Les
sessions de formation étaient dirigées par ACHUS, en
collaboration avec Handicap International
Belgique.[180] ACHUS a aussi
initié à l’internet, un groupe d’officiers ayant pour
but de partager les informations sur les armes légères en
général et les mines en particulier.
[174] Interview avec le colonel Guie Globo
Denis, Directeur de la défense, Ministère de la défense,
Abidjan, le 24 janvier 2002. [175]
Informations fournies par le LT. Col Philippe Mangou, Directeur Adjoint de
doctrine et emploi, Ministère de la défense, le10 Avril
2002 [176] Rapport Article 7 daté
du 29 Mai 2002, envoyé à l’observatoire des Mines par le LT-
Col Mangou. La même information a été donée par
l’observatoire des Mines le 4 Décembre2000 dans une interview avec
le Col Général GLOBO Dénis. Rapport de l’observatoire
des Mines2001 P71 [177] Interview avec le
colonel Guie Globo Denis, Ministère de la défense, Abidjan, le 24
janvier 2002. [178] Déclaration de
Marc Bany chargé des traités et des conventions au
Ministère des affaires étrangères, durant le
séminaire sur l’application du Moratoire CEDEAO, sur les armes
légères et le traité d’Ottawa, Abidjan le 29
août 2001 [179] Interview avec Fany
Inza, Conseiller diplomatique chargée des relations internationales,
Ministère de la défense Abidjan le 14 février
2002 [180] Interview avec le colonel
Benoît Royal, Directeur ; d ‘études, Ecole de
formation des préservateurs de la paix Zambakro , 27 février 2002