Un projet de loi
national contre les mines a été établi. En septembre 2004,
le gouvernement a sélectionné un comité chargé de
l’élimination des stocks de mines antipersonnel et de
l’analyse des problèmes posés par les débris de
guerre explosifs. Un inventaire national des stocks de mines antipersonnel a
été mis sur pied, et le projet d’élimination a
été adopté. Avec l’aide des ONG de déminage,
28 893 mines stockées ont été éliminées
entre le début du mois de mars 2003 et le 30 avril 2005. En avril 2005,
l’Afghanistan conservait 1 076 mines pour la formation des chiens
démineurs. En décembre 2004, l’Afghanistan est devenu un
corapporteur du Comité permanent sur l’Assistance aux victimes et
à la Réinsertion socio-économique. Les informations
diffusées par les médias laissaient entendre que les forces de
l’opposition utilisaient de nouveau des mines. L’utilisation
d’engins explosifs improvisés par les forces d’opposition a
augmenté en 2004 et 2005. Après l’Enquête sur
l’impact des mines conduite de novembre 2003 à novembre 2004,
l’estimation de la région contaminée est passée de
1 350 kilomètres carrés à 715 kilomètres
carrés. En 2004, 5 000 mines antipersonnel, 500 mines
antivéhicule et un million d’autre types d’explosifs ont
été détruits sur plus de 33 kilomètres carrés
de zones minées et près de 70 kilomètres carrés de
champs de batailles. Quelques 65 kilomètres carrés de zones
minées et d’anciens champs de batailles ont également fait
l’objet d’une enquête. Une somme s’élevant
à près de 91,8 millions de dollars a été
versée pour la lutte contre les mines), une hausse remarquable
comparativement à la somme versée en 2003. Le Centre de
coordination de la lutte antimines des Nations Unies en Afghanistan (UNMACA)
relève un financement de 97,2 millions de dollars pour
l’année financière de 2004-2005. En 2005, et ce pour la
première fois, l’Afghanistan a fait un don (de 1,6 millions de
dollars) pour la lutte antimines. En 2004-2005, plus de deux millions
d’Afghans ont pris part à des activités
d’éducation aux dangers des mines. Seulement vingt-sept pour-cent
des communautés minées ont bénéficié
d’activités d’éducation au danger des mines au cours
des deux dernières années. Le nombre de victimes des mines
antipersonnel, des UXO et des armes à sous-munitions a baissé
considérablement en 2004, comparé à celui de 2003. Le
nombre de victimes inclut au moins un démineur qui a succombé
à l’accident et 13 blessés. Lors de la première
Conférence d’examen de la Convention sur l’interdiction des
mines, l’Afghanistan a été ajouté à la liste
des 24 États parties identifiés comme ayant un nombre important de
survivants de mines et qui sont donc les premiers responsables de l’action
à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance
Albanie
Un projet de loi pour
le déminage humanitaire a été préparé et
attend l’assentiment du Parlement après les élections de
juillet 2005. La révision de la stratégie de lutte contre les
mines a été présentée sous sa forme
définitive en mars 2005, ce qui a repoussé la dépollution
des secteurs hautement et moyennement prioritaires à l’année
2006, et celle de toutes les régions à 2009. La
responsabilité du gouvernement pour la lutte contre les mines a
également été reportée à 2006-2009. En 2004,
plus de 400 000 mètres carrés de terres ont été
remises à la disposition des populations (y compris 180 000
mètres carrés qui ont été dépollués)
alors qu’en 2003, 1 100 000 mètres carrés avaient
été remis aux communautés. La baisse de la superficie
dépolluée et la révision de la stratégie de lutte
contre les mines ont été engendrées par le
désistement de deux organisations de déminage (dû à
un manque de fonds) et à un grave accident durant la formation de
démineurs qui a retardé les projets prévus. L’UNICEF
a subventionné l’élaboration de deux manuels traitant des
dangers des mines et des armes. En 2004, la communauté internationale de
donateurs a versé quelques 3,8 millions de dollars pour la lutte contre
les mines. Au cours de cette même année, une hausse dans le nombre
de victimes des mines et des UXO a été observée. Lors de
la première Conférence d’examen de la Convention sur
l’interdiction des mines, l’Albanie a été
ajoutée à la liste des 24 États parties identifiés
comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui sont donc les
premiers responsables à l’action à engager mais aussi ceux
qui ont les plus grands besoins d’assistance . Un nouveau projet
d’assistance aux victimes a été mis sur pied en octobre 2004
par le PNUD. En janvier 2005, la Stratégie nationale pour les personnes
handicapées a été approuvée, et en avril 2005, une
nouvelle loi pour la protection sociale des personnes handicapées a
été adoptée.
Algérie
De novembre 2004
à mai 2005, l’Algérie a éliminé 144 020
mines antipersonnel stockées. La destruction des derniers stocks devrait
être terminée en novembre 2005. En mai 2005, un séminaire
international sur la mise en œuvre de la Convention sur
l’interdiction des mines a eu lieu à Alger. En décembre
2004, l’Algérie est devenu coprésident du Comité
permanent sur le Déminage, l’Éducation au danger des mines
et les Technologies du déminage. En septembre 2004, la Commission
interministérielle pour la mise en œuvre de la Convention sur
l’interdiction des mines est entrée en vigueur. La commission a
conçu un plan national de lutte contre les mines pour 2005-2009. En
septembre 2005, le gouvernement ne l’avait toujours pas adopté.
L’Algérie a relancé son programme de déminage sur les
frontières est et ouest et de novembre 2004 à juillet 2005,
137 395 mines antipersonnel y ont été
éliminées.
Angola
L’Angola
a présenté un programme d’élimination des stocks en
juin 2005. Le gouvernement a déclaré que dans la mesure où
son délai prévu par la convention pour la destruction des mines (7
janvier 2007) ne pouvait être respecté, il demanderait une
prolongation. Par contre, il n’y a aucune disposition dans la Convention
sur l’interdiction des mines qui permet de remettre une
échéance. Le 31 mai 2005, l’Enquête sur
l’impact des mines a été arrêtée à cause
d’un manque de fonds même si les travaux avaient déjà
été terminés dans 10 des 18 provinces. Lorsque que le
financement a été versé, l’Enquête sur
l’impact des mines a reprise à un « niveau
réduit ». En 2004, 10,7 kilomètres carrés ont
été dépollués et 7 351 mines antipersonnel ont
été éliminées, contre 3 525 197
mètres carrés dépollués en 2003. De 2004 à
avril 2005, cinq organisations de déminage sur onze ont
dépollué une superficie de plus de 9,5 kilomètres
carrés, sans compter les opérations de réduction de zones
et le déminage des routes. On estime qu’en 2004, 28 millions de
dollars ont été alloués par les bailleurs de fonds pour la
lutte antimines en Angola. Depuis quelques années, les dons sont de plus
en plus importants. La Commission intersectorielle de déminage et d'aide
humanitaire (CNIDAH) encourageait la mise en place de comités antimines
aux niveaux provincial et communautaire. La CNIDAH a établi des Normes
internationales de la lutte antimines (NILAM / IMSMA) en matière
d’éducation aux dangers des mines. Celles-ci sont entrées
en vigueur le 1 janvier 2005. Dix-huit organisations ont effectué des
activités d’éducation au danger des mines dans quinze
provinces. Lors de la première Conférence d’examen,
l’Angola a été ajouté à la liste des 24
États identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux
mines et qui sont donc les premiers responsables à l’action
à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance
Bangladesh
Le 28
février 2005, le Bangladesh a terminé l’élimination
de son stock de 189 227 mines antipersonnel. En décembre 2004, le
Bangladesh est devenu coprésident du Comité permanent sur la
Destruction des stocks. Au début du mois de juin 2004, Nonviolence
International-Bangladesh a dirigé un programme de trois jours portant sur
l’éducation au danger des mines à Chittagong.
Bélarus
Le
Bélarus a décidé de convertir plus de 200 000 mines
à fragmentation bondissante OZM-72 en munitions commandées
à distance. Il s’est également engagé à
détruire les mèches de type MUV, utilisées comme
pièges et comme dispositifs antimanipulation. Le Bélarus a
présenté son premier rapport de transparence, requis à
l’Article 7, le 1 juillet 2004, et son deuxième rapport le 9
mai 2005. Le Bélarus a éliminé plus de 1 000 mines
antipersonnel en 2004, mais il ne s’est toujours pas déclaré
comme pays touché par les mines. Le Ministère de la
défense affirme que le coût total des projets de déminage
qu’il a financé a été de 460 000 $US pour
l’année 2004. Le Ministère de la défense a
lancé une campagne d’éducation au danger des mines pour
prévenir les accidents dans les régions minées. De
nouvelles victimes de mines ont été recensées en 2004 et en
2005.
Bhoutan
Le
Bhoutan a rejoint la Convention sur l’interdiction des mines le 18
août 2005 suite à l’approbation par l’Assemblée
nationale en juillet 2005. Le Bhoutan avait annoncé son intention
d’y adhérer en septembre 2004.
Bosnie-Herzégovine
En
décembre 2004, la Bosnie-Herzégovine a amendé son Code
criminel pour y ajouter des sanctions pénales pour toute infraction
à la Convention sur l’interdiction des mines. La stratégie
de lutte contre les mines a été révisée en 2004, et
s’intègre désormais dans les objectifs et les
priorités de développement national. La nouvelle stratégie
vise une réduction de 40 pour-cent des régions
soupçonnées d’être minées avant la fin de 2008,
soit deux mois avant l’échéance prévue par
l’Article 5. Des caches illégales de mines antipersonnel ont
été découvertes tout au long de l’année.
À la fin de décembre 2004, on estimait que quelques 2 300
kilomètres carrés, environ 4,4 pour-cent du pays, étaient
touchés par des mines ou par des engins non explosés. En 2004,
4,3 kilomètres carrés de terrain ont été
déminés. 2,3 kilomètres carrés ont
été réduits par enquêtes techniques, ce qui constitue
une augmentation par rapport à 2003. En 2004, le financement national et
international s’est élevé à une somme de 28,6
millions de dollars (devant 17,46 millions de dollars en 2003). Les bailleurs
de fonds ont versé un total de 18,8 millions de dollars. Une nouvelle
stratégie d’éducation au danger des mines a
été élaborée et s’inclut désormais dans
d’autres activités de lutte contre les mines, dans le marquage des
zones minées et dans le renforcement de la diffusion et de la
coordination des programmes d’éducation au danger des mines. Les
normes d’éducation au danger des mines de la
Bosnie-Herzégovine ont été adoptées. Le nombre de
victimes de mines et d’UXO a continué de baisser en 2004. Lors de
la première Conférence d’examen, la
Bosnie-Herzégovine a été incluse à la liste 24
États parties identifiés comme ayant un nombre important de
survivants aux mines et qui sont donc les premiers responsables à
l’action à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance . En juin 2005, la Bosnie-Herzégovine a
présenté son plan d’action pour 2005-2009 visant à
répondre aux besoins des survivants.
Burundi
Le 8 novembre
2004, le Burundi declarait posséder un stock de 1 212 mines
antipersonnel, mais affirmait aussi continuer d’en faire
l’inventaire. Le nombre croissant de victimes de mines, recensées
notamment dans la province rurale de Bujumbura, une zone de combat, indique que
les mines antipersonnel continuent d’être utilisées dans le
pays. Néanmoins, l’Observatoire des Mines n’a reçu
qu’un petit nombre d’allégations spécifiques accusant
les forces rebelles des FNL et les forces armées d’utiliser les
mines antipersonnel. L’ONU appuie l’établissement d’un
centre de coordination de la lutte contre les mines. En novembre 2004, le
Burundi a fait connaître ses plans pour mener une enquête nationale
sur l’impact des mines qui serait effectuée en 2005. En mai 2005,
DanChurchAid a commencé des activités de déminage dans la
province de Makamba, près de la frontière de la Tanzanie. La
Fondation Suisse de Déminage a entamé des projets
d’éducation au danger des mines en 2004, mais a repoussé ses
activités de déminage prévues pour 2005. Un total de 6,5
millions de dollars est requis pour la lutte contre les mines au Burundi en
2005. L’UNICEF a retiré son appui au programme
d’éducation au danger des mines du Département de protection
civile jusqu’à ce qu’une autorité nationale
chargée de la lutte contre les mines soit créée. En 2004,
le nombre de victimes des mines et d’UXO a augmenté de
manière significative. Le Burundi reconnaît qu’en ce qui
concerne l’assistance aux survivants « tout est encore à
faire ». Lors de la première Conférence d’examen,
le Burundi a été identifié comme faisant partie de la liste
des 24 États parties ayant un nombre important de survivants aux mines et
qui sont donc les premiers responsables à l’action à engager
mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins d’assistance
Cambodge
De septembre
2003 à décembre 2004, le Cambodge était coprésident
du Comité permanent sur le Déminage, l'Éducation au danger
des mines et les Technologies du déminage. Le vice-premier ministre du
Cambodge était présent à la première
Conférence d’examen, où la jeune ambassadrice de la Campagne
internationale pour interdire les mines, Song Kosal, a prononcé un
discours à la cérémonie d’ouverture. Un des
lancements officiels du Rapport 2004 de l'Observatoire des mines a eu
lieu au Cambodge, et a compté avec la participation du roi. Le Cambodge
a découvert et détruit un stock de plus de 15 000 mines
antipersonnel en 2004, ce qui représente le plus grand nombre de mines
éliminées depuis la fin du programme de destruction des
stocks.
En juin 2005, le Cambodge a annoncé aux États parties
qu’il demanderait une prolongation de l’échéance
fixée par l’Article 5, (mars 2010) à moins que les donateurs
n’augmentent leur financement. Les dons internationaux pour la lutte
contre les mines au Cambodge ont augmenté d’une façon
notable en 2004 à plus de 41 millions de dollars. En 2004, environ 30
millions de dollars ont été versés pour la lutte contre les
mines. Une évaluation du secteur de la lutte contre les mines a conclu
que seulement un dixième de la région initialement
considérée comme étant contaminée aurait besoin de
déminage. L’évaluation recommande de redéfinir le
rôle des autorités de la lutte contre les mines. En 2004, quatre
organisations de déminage ont dépollué plus de 32
kilomètres carrés, une superficie inférieure à celle
dépolluée en 2003. Le Premier ministre Hun Sen a approuvé
cinq normes pour le déminage le 10 août 2005. Environ 600 000
personnes ont assisté à un programme d’éducation au
danger des mines, un chiffre qui inclut les visites de suivi. Une hausse
prononcée du nombre de victimes a été recensée en
2004. Un nombre plus important de victimes était associé aux
engins non explosés. Lors de la première Conférence
d’examen, le Cambodge a été inclu dans la liste des 24
États parties identifiés comme ayant un nombre important de
survivants aux mines et qui sont donc les premiers responsables à
l’action à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance . En juin 2005, dans le cadre de son engagement au Plan
d’action de Nairobi, le Cambodge a présenté ses objectifs
pour la période de 2005 à 2009 en ce qui concerne
l’assistance aux survivants de mines.
Chili
Les
activités de déminage mises sur pied en août 2004 à
l’aéroport de Chacalluta, en Arica ont été
achevées en avril 2005. Près de 5 000 mines antipersonnel et
plus de 2 000 mines antivéhicule ont été
détruites. Le 21 juillet 2005, le Chili a entrepris des activités
de déminage à Tambo Quemado, aux frontières de la Bolivie.
Des nouvelles informations sur les régions minées ont
été présentées dans le rapport de transparence,
requis à l’Article 7, en mai 2005. Le Chili prépare
actuellement une législation pour que la mise en œuvre de la
Convention sur l’interdiction des mines soit pleinement assurée. Le
Chili et l’Argentine ont présenté une proposition conjointe
afin que les formulaires de rapport des mines antipersonnel conservées
pour la formation soient détaillés davantage.
Colombie
L’élimination des stocks de mines antipersonnel a
été terminée le 24 octobre 2004. Des groupes armés
non étatiques, notamment les FARC, emploient toujours des mines
antipersonnel et des engins explosifs improvisés. Le problème des
mines s’accroît continuellement. Au 1er juillet 2005, 31
des 32 départements de la Colombie, et plus de la moitié des
municipalités étaient touchés par des mines ou par des
engins non explosés. En août 2004, le gouvernement a
approuvé le plan stratégique national sur la lutte contre les
mines pour 2004-2009. L’Observatoire gouvernemental des mines
antipersonnel a recensé 863 nouvelles victimes de mines et d’UXO,
une hausse par rapport aux 724 nouvelles victimes recensées en 2003.
Lors de la première Conférence d’examen, la Colombie a
été ajouté à la liste des 24 États parties
identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui
sont donc les premiers responsables à l’action à engager
mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins d’assistance
Croatie
La Croatie sera
l’hôte de la sixième Rencontre des États parties en
novembre et décembre 2005. En octobre 2004, la Croatie a adopté
une loi d’application nationale complète. Une commission
nationale a été mise sur pied pour superviser son application. La
Croatie était coprésident du Comité permanent sur
l’Assistance aux victimes et la Réinsertion socioéconomique
jusqu’en novembre 2004. Le 7 février 2005, la Croatie a
ratifié le Protocole V sur les débris de guerre explosifs
amendé par la CCW. À la fin du mois d’août, la
compagnie croate Agencija Alan annonçait toujours la vente de mines
antivéhicule TMRP-6 équipée d’un allumeur en bascule
dans son catalogue de produits. L’ICBL considère que ce type de
mine est interdit. Grâce à des enquêtes
générales, la Croatie a réduit ses estimations quant
à la superficie des zones minées ou soupçonnées
de l’être à 1 174 kilomètres carrés.
La version préliminaire du plan croate de lutte contre les mines
prévoit la dépollution d’une région de 346
kilomètres carrés minée avant
l’échéance du 1er mars 2009, établie par
la Convention. En 2004, 10,6 kilomètres carrés ont
été dépollués, et une enquête a permis de
réduire la zone minée de 23 kilomètres
carrés de plus. Grâce à ces opérations, deux
des quatorze comtés minés ont été
dépollués. Un total de 4 453 mines antipersonnel, 5 257
mines antivéhicule et 40 850 UXO ont été
trouvés et détruits. En 2004, près de 52 millions de
dollars ont été versés pour le déminage. Les
donateurs internationaux ont augmenté leur contribution à 9,8
millions de dollars pour cette même année. Au total, 36 200
personnes ont directement bénéficié
d’activités d’éducation aux dangers des mines , et
100 000 personnes ont été exposées à des
messages d’éducation au danger des mines. Lors de la
première Conférence d’examen, la Croatie a été
nommée à la liste des 24 États parties identifiés
comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui sont donc les
premiers responsables à l’action à engager mais aussi ceux
qui ont les plus grands besoins d’assistance. En 2004-2005, les
dispositions légales pour les survivants aux mines ont été
étendues.
Chypre
En août
2005, les Forces turques ont consenti au déminage des champs de mines
turcs dans la zone tampon. Les activités de déminage ont
débuté le 12 août. La Garde Nationale de la
République de Chypre a commencé le déminage de ses mines
dans la zone tampon en novembre 2004. De novembre 2004 au 30 juin 2005,
294 118 mètres carrés ont été
dépollués, et 2 063 mines ont été
éliminées. La Commission Européenne a versé 2,5
millions d’euros (c’est-à-dire, 3,1 millions de dollars) au
projet de déminage de la zone tampon. La Cellule de lutte contre les
mines des Nations Unies a été établie en avril 2004 pour
diriger et superviser le projet de déminage. En 2004, la
République de Chypre a détruit 335 mines antipersonnel dans des
régions minées à l’extérieur de la zone
tampon. Au total, 4 368 mines antipersonnel stockées ont
été éliminées entre juillet 2003 et décembre
2004, y compris 441 mines détruites en 2004.
Djibouti
Djibouti
semblerait de nouveau avoir déclaré qu’il avait rempli ses
obligations prévues par l’Article 5, à savoir la
dépollution de toutes ses zones touchées par les mines. Il existe
cependant des preuves indicant la présence de zones minées sur le
territoire.
En mars et avril 2005, la France a déployé une mission
militaire pour préparer le déminage de sa base militaire, La
Doudah.
Équateur
En
août 2004, l’Équateur a détruit 1 970 mines
antipersonnel qui avaient été initialement conservées pour
des fins de formation. Deux mille mines restent donc à ce jour dans les
stocks de l’Equateur pour la formation. En 2004, on a recensé sept
nouvelles victimes de mines, mais en septembre 2005, aucune n’avait
été recensée pour cette année.
El Salvador
Une loi
d’application nationale est entrée en vigueur en novembre 2004. En
décembre 2004, un responsable du Ministère des Affaires
Extérieures a remis en question la déclaration d’une
organisation de déminage du Royaume-Uni qui prétend que
d’importantes régions du pays demeurent contaminées par des
mines et des débris explosifs de guerre.Lors de la première
Conférence d’examen, El Salvador a été nommé
à la liste des 24 États parties identifiés comme ayant un
nombre important de survivants aux mines et qui sont donc les premiers
responsables à l’action à engager mais aussi ceux qui ont
les plus grands besoins d’assistance. Conformément à son
engagement au Plan d’action de Nairobi, El Salvador a
présenté en juin 2005 ses objectifs d’assistance aux
survivants pour 2005-2009.
Érythrée
Le 8 avril 2005,
le programme érythréen de lutte contre les mines a cessé
ses opérations pour la deuxième fois en trois ans. Le
gouvernement y a imposé un arrêt d’opérations en
saisissant les véhicules utilisés par les équipes de
déminage et d’autre équipement des Nation Unies. Le
Ministre du Développement national a annoncé plus tard que
l’Érythrée ne requiert dorénavant plus l’
assistance technique de l’ONU pour son programme de lutte contre les
mines. L’Enquête sur l’impact des mines, terminée en
juin 2004, a révélé que 655 000 personnes dans 481
collectivités étaient touchées par des mines et des UXO,
dans près de 1 000 régions contaminées. Quelques 3,6
kilomètres carrés et 2 180 kilomètres de routes ont
été déminés en 2004 éliminant ainsi
1 327 mines antipersonnel, 93 mines antivéhicule et 3 865 UXO.
De plus, 21 855 mètres carrés de terrain ont fait
l’objet de marquages ou d’enquêtes.
L’Érythrée a terminé son plan stratégique de
la lutte contre les mines à la fin de l’année 2004. Au
total, 5,8 millions de dollars ont été versés aux
programmes nationaux de lutte contre les mines en 2004. Ce coût ne
comprend pas les coûts de la MINUEE. Les donateurs ont versé
quelques 4,9 millions de dollars en 2004.
Les activités d’éducation au danger des mines, qui avait
été suspendue en 2002 lors de la restructuration du gouvernement
ont repris en 2004. En mars 2005, l’éducation au danger des mines
a été menée dans les régions à
l’extérieur de la zone temporaire de sécurité, pour
la première fois depuis la fin de la guerre contre
l’Éthiopie (1998-2000). Ces activités ont pu atteindre un
nombre accru de personnes dans la zone temporaire de sécurité. En
2004, le nombre de victimes des mines et des UXO a chuté de
manière significative dans la zone temporaire de sécurité.
Lors de la première Conférence d’examen,
l’Érythrée a été nommée à la
liste des 24 États parties identifiés comme ayant un nombre
important de survivants aux mines et qui sont donc les premiers responsables
à l’action à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands
besoins d’assistance . Conformément à son engagement au
Plan d’action de Nairobi l’Érythrée a
présenté ses objectifs d’assistance aux survivants pour
2005-2009.
Estonie
L’Estonie a rejoint la Convention sur l’interdiction des mines
le 12 mai 2004, et le traité est entré en vigueur le
1er novembre 2004. L’Estonie a présenté son
premier rapport de transparence, requis à l’Article 7, le 21 mars
2005. Le rapport ne déclarait aucune mine antipersonnel en stock ou
conservée pour la formation. En 2004, 1 952 UXO ont
été détruits et jusqu’au 19 septembre 2005,
1 114 UXO y compris 82 mines avaient été
éliminés. En 2005, près de 400 UXO ont été
trouvées sur l’île Saaremaa durant une activité de
déminage prévue et la construction d’un port de ferry.
Grèce
La
Grèce a terminé sont plan de destruction des mines
stockées, et a approuvé le budget requis pour cette
opération. La Grèce maintient des zones minées à la
frontières avec la Turquie, mais les mines antipersonnel seront
remplacées par des mines antivéhicule. Au 22 avril 2005,
7 660 des 24 751 mines antipersonnel dans le champ d’Evros avait
été retirées et remplacées par des mines
antivéhicule. En juin 2005, un démineur de l’armée a
été tué durant une activité de déminage. En
2004, le bataillon national de déminage a mené une enquête
sur 808 169 mètres carrés de terrain, et a
déminé une superficie de 511 810 mètres carrés
de surplus. Le coût annuel du déminage en Grèce
était de 3,3 millions d’Euros (c’est-à-dire 4,1
millions de dollars).
Guatemala
En 2004, les
opérations de déminage ont pris fin dans les départements
de Alta Verapaz, Baja Verapaz et Huehuetenango. Les opérations de
dépollution de 2004 ont permis l’élimination de 40 engins
non explosés y compris deux mines antipersonnel.
L’éducation au danger des mines a touché 92 231
personnes dans 395 communautés. De septembre 2003 à
décembre 2004, le Guatemala était coprésident du
Comité permanent sur la Destruction des stocks, et est ensuite devenu
corapporteur du Comité permanent sur l’État et le
fonctionnement d’ensemble de la Convention.
Guinée-Bissau
La
Guinée-Bissau devait terminer la destruction de ses stocks le 17 octobre
2005, de façon à respecter le délai prévu par la
Convention, le 1er novembre 2005. Afin de respecter les exigences de
l’article 5 de la Convention sur l’interdiction des mines, la
Guinée-Bissau a établi un plan de lutte contre les mines pour la
période allant de 2004 à 2009. En 2005, Handicap International a
lancé un projet pour améliorer la capacité et
efficacité dans les opérations de déminage. Plus de
215 000 mètres carrés de terrain ont été
dépollués en 2004, moins qu’en 2003. Moins d’un
million de dollars a été versé par les donateurs pour la
lutte antimine en 2004, une baisse comparé à l’année
précédente. En raison d’un manque de fonds,les
activités d’éducation au danger des minesont
été arrêtées. Une importante hausse du nombre de
victimes des mines et des UXO a été recensée en 2004. Lors
de la première Conférence d’examen, la Guinée-Bissau
a été nommée à la liste des 24 États parties
identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui
sont donc les premiers responsables à l’action à engager
mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins d’assistance En juin
2005, la Guinée-Bissau a présenté ses objectifs en ce qui
concerne l’assistance aux survivants pour la période allant de 2005
à 2009.
Guyana
Le Guyana
n’a toujours pas soumis son premier rapport de transparence requis par
l’article 7. La date limite était le 29 juillet 2005.
Jordanie
La
Jordanie a présenté un plan de lutte contre les mines pour la
période allant de 2005 à 2009. De 2004, au 1er mai
2005, les équipes d’ingénieurs de déminage de
l’armée ont dépollué 1 266 000
mètres carrés. En tout, 806 mines antipersonnel et 35 mines
antivéhicule dans 14 champs de mines ont été
détruites. On compte commencer une enquête sur l’impact des
mines modifiée à la fin de 2005. La Société
jordanienne du Croissant-Rouge a mené plus de 100 séances
d’éducation au danger des mines. Près de 12 000
personnes en ont bénéficié. La communauté
internationale a fait don de quelques 2,2 millions de dollars en 2004. Une
hausse dans le nombre de victimes des mines et des UXO a été
recensée en 2004. Un sous-comité pour l’assistance aux
victimes a été créé en 2004 pour recueillir des
données sur les victimes de mines.
Kenya
Du 28
novembre au 3 décembre 2004, le Kenya était l’hôte de
la première Conférence d’examen de la Convention sur
l’interdiction des mines, aussi appelé le Sommet de Nairobi pour un
Monde sans Mines. Une loi d’application nationale est en
préparation. Un centre international de formation pour la lutte
antimines, une initiative anglo-kenyanne a été inauguré le
17 février 2005, près de Nairobi. Le centre a pour objectif la
formation pratique du déminage en Afrique sub-saharienne.
Lettonie
La Lettonie a
adhéré à la Convention sur l’interdiction des mines
le 1er juillet 2005. Elle a présenté un
troisième rapport de transparence volontaire en juin 2005, où la
quantité de stocks déclarés a été
révisée. En 2004, les équipes de destruction des explosifs
ont éliminé 3 426 UXO, y compris 42 mines antipersonnel et
antivéhicule.
Libéria
Le 20
octobre 2004, le Libéria a présenté son premier rapport de
transparence, requis à l’Article 7, alors qu’il était
dû le 28 novembre 2000. Le rapport indique que le Libéria
n’a aucune mine antipersonnel à son actif, ni en stock, ni
conservées pour la formation, et qu’il n’a aucune
région minée ou soupçonnée d’être
minée. Le Libéria n’a jamais livré un compte rendu
aux États parties indiquant que l’échéance du
1er juin 2004, établie par la Convention sur
l’interdiction des mines avait été respectée, et que
tous les stocks de mines antipersonnel avait été détruits.
Le 16 septembre 2005, le Libéria a adhéré au Protocole II
modifié (mines antipersonnel) de la Convention sur certaines armes
classiques (CCW ).
Macédoine (Ancienne République Yougoslave De)
L’ancienne république yougoslave de Macédoine a
adhéré à la version modifiée du Protocole II le 31
mai 2005. Aucune enquête n’a eu lieu en 2004, et les
résultats des activités de déminage de 2004 n’ont pas
encore été obtenus. La communauté internationale a
continué de contribuer à l’action antimines mais de
manière moins importante, considérant que c’est au pays de
s’engager d’avantage dans la lutte contre les mines. En janvier
2005, la responsabilité de la lutte contre les mines a été
transmise à un nouveau directeur. Rien ne permet de confirmer
qu’il y a eu des victimes des mines ou des UXO en 2004. Cependant, aucune
agence nationale ne recense de manière approfondie les accidents de
mines.
Malawi
Le Malawi
a préparé une loi d’application nationale. Le
Président du Malawi a assisté à la première
Conférence d’examen. Le Malawi a entrepris de mener des
enquêtes et des opérations de déminage dans les camps des
Jeunes Pionniers du Malawi, un groupe de milice dissout. Un plan quinquennal
pour la lutte antimines a été élaboré avec
l’assistance technique de l’ONU. Un programme pour le recensement
approfondi des victimes de mines a été mis sur pied. Le plan
quinquennal comprend l’objectif d’améliorer
l’assistance apportée aux victimes. En 2004, une nouvelle
politique nationale du handicap a été approuvée.
Mauritanie
La
Mauritanie a terminé son programme de destruction des stocks en
décembre 2004, et 728 mines ont été conservées pour
la formation. Les activités de déminage de 2004 ont
été limitées à des activités de destruction
et neutralisation par explosifs de petite envergure dans quelques 26 000
mètres carrés dans la région de Nouadhibou. 20 000
mètres carrés de ces 26 000 avaient déjà
été dépollués par l’ONG française HAMAP
Démineurs. En 2004, le Bureau national de déminage humanitaire a
lancé une enquête technique dans le but de réduire la
superficie des régions soupçonnées d’être
minées. En août 2004, l’UNICEF a débuté un
programme d’éducation au danger des mines auprès de 100
militants communautaires pour les former dans l’identification des zones
dangereuses. En août 2005, quelques 2,5 kilomètres carrés
ont été marqués. En août 2004, la Mauritanie a
entamé la collecte de renseignements sur les victimes.
Moldavie
En 2004, la
Moldavie a détruit 736 mines qui avaient été
conservées pour la formation, et a déclaré que 249 mines
antipersonnel commandées à distance toujours stockées pour
la formation seraient détruites dans le futur. La Moldavie a
révisé les données déclarées
antérieurement concernant la destruction des mines antipersonnel
stockées, indiquant que 13 194 mines ont été
éliminées en 2002.
Mozambique
En avril 2005,
le Mozambique a déclaré que la loi d’application nationale
attendait d’obtenir l’approbation de l’Assemblée. Le
Mozambique était « ami du président » à
la première Conférence d’examen et était
l’hôte d’un des lancements internationaux du Rapport 2004
de l'Observatoire des mines. On constate des changements importants durant
la période couvrant ce rapport. En effet, le Mozambique a remplacé
l’objectif qu’il s’était fixé
antérieurement, à savoir 2012 pour être affranchi de
« l’impact des mines » (« impact-free) par
l’objectif qui est conforme aux provisions du Traité, à
savoir d’être « sans mines » (« mine
free ») avant 2009. De plus, la lutte contre les mines est
désormais intégrée dans les plans de développement
national. Enfin, les principes fondamentaux de la planification et des
priorités de la lutte contre les mines ont été
changés. Une révision des 10 dernières années de la
lutte antimines au Mozambique a révélé des lacunes
importantes dans les plans d’action, des limites au niveau des
capacités de planification efficace des activités antimines, ainsi
qu’un besoin d’intégrer la lutte antimines dans le
développement national. Les résultats des activités de
déminage ainsi qu’une révision de l’Enquête sur
l’impact des mines de 2001 a incité l’Institut national de
déminage à réduire de façon radicale ses estimations
quand à la superficie des zones soupçonnées
d’être contaminée à 171,6 kilomètres
carrés. Une superficie plus importante qu’en 2003 a
été dépolluée de mines et d’engins non
explosés en 2004 (près de 12 kilomètres carrés).
Ainsi, 379 villages et 217 000 personnes ne sont plus touchés par
les risques d’accidents de mines. Quelques 4,6 kilomètres
carrés de plus ont fait l’objet d’enquête, et 84
régions dans cinq provinces ont ensuite été
éliminées de la liste des régions suspectes. Une
organisation de déminage a mis fin à ses activités en
raison d’un manque de fonds. Deux autres organisations ont annoncé
qu’elles cesseraient leurs opérations en 2006-2007. En raison
d’un manque de fonds,un nombre limité d’activités
d’éducation au danger des mines a pu être mené.
La communauté internationale a versé environ 11,95 millions de
dollars en 2004 (contre plus de 15 millions en 2003) pour la lutte contre les
mines au Mozambique. Le gouvernement du Mozambique a augmenté sa
contribution de 7,9 millions de dollars (en nature et en espèces, y
compris en exonérations d’impôts). Le nombre de victimes de
mines et d’UXO a augmenté en 2004. Le Mozambique reconnaît
que l’assistance apportées aux victimes de mines est le
« point faible » de son programme de lutte contre les mines.
À la première Conférence d’examen, le Mozambique a
été identifié comme l’un des 24 États parties
identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui
sont donc les premiers responsables à l’action à engager
mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins d’assistance. En juin
2005, conformément à son engagement au Plan d’Action de
Nairobi, le Mozambique a présenté certains de ses objectifs en ce
qui concerne l’assistance aux survivants pour la période allant de
2005 à 2009.
Namibie
Le 7 juillet
2004, la Namibie a présenté son premier rapport de transparence,
requis à l’Article 7, alors qu’il était dû le 28
août 1999. L’échéance du 30 avril 2004 pour la mise
à jour annuelle de 2004 n’a pas été respectée.
La Namibie a annoncé qu’en 1998, elle avait détruit
21 857 mines et en avait conservé 9 999 pour la formation. En
juin 2005, elle déclarait que 3 848 des mines conservées
avait été éliminées au cours des activités de
formation. La Namibie reconnaît le risque résiduel lié aux
mines et aux engins non explosés, et maintient une capacité
d’intervention, en cas de nécessité. En juillet 2005, la
Namibie a entamé une enquête pour identifier les zones
contaminées par des mines ou des engins non explosés.
Nicaragua
Le
Nicaragua était « ami du président » à
la première Conférence d’examen et est coprésident du
Comité permanent sur l’Assistance aux victimes et la
Réinsertion socioéconomique depuis décembre 2004. Le
Nicaragua a organisé un atelier portant sur l’Assistance aux
victimes dans les Amériques en avril 2005. En octobre 2004, le Nicaragua
a détruit 810 mines antipersonnel antérieurement conservées
pour la formation. En 2004, 387 9206 mètres carrés de
terrain ont été dépollués, et 10 430 mines
antipersonnel et 653 UXO ont été détruits. Des zones
minées continuent d’être découvertes au Nicaragua.
Entre 1990 et le 28 février 2005, des équipes de déminage
de l’armée ont détruit 120 568 mines antipersonnel, sur
4 106 714 mètres carrés, et dont 11 092
étaient des mines qui n’avaient pas été
identifiées auparavant. On estime qu’il reste toujours 26 167
mines à éliminer. En 2004, 102 239 personnes dans 315
collectivités très vulnérables ont
bénéficié d’activités d’éducation
au danger des mines et entre janvier et avril 2005, ce sont 30 000
personnes dans 102 autres collectivités qui ont
bénéficié de ces activités. En 2004, la
communauté internationale a versé 4 millions de dollars pour la
lutte antimines au Nicaragua. À la première Conférence
d’examen, le Nicaragua a été identifié comme
l’un des 24 États parties ayant un nombre important de survivants
aux mines et qui sont donc les premiers responsables à l’action
à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance. En juin 2005, le Nicaragua a présenté certains
de ses objectifs pour répondre aux besoins des survivants pour la
période allant de 2005 à 2009.
Ouganda
L’Armée de résistance du Seigneur continue
d’utiliser des mines antipersonnel. Certaines informations, dont la
saisie par l’armée nationale de certains stocks, indiquent
l’utilisation de mines antipersonnel par le groupe armé non
étatique, l’Armée de Rédemption du Peuple. En
février 2005, le Conseiller de la lutte contre les mines du PNUD a
été nommé pour porter main forte dans le
développement d’un programme de lutte contre les mines. Le
vice-premier ministre de l’Ouganda a lancé ce programme en juillet
2005. Au mois de mars, le Département pour les réfugiés et
la prévention des désastres, au sein du Cabinet du Premier
ministre, a pris la responsabilité de la coordination de la lutte contre
les mines. Du mois d’août à la mi-septembre 2005, vingt
ingénieurs de l’armée ont été formés en
déminage au centre international de formation pour la lutte antimines
à Nairobi. Mine Awareness Trust s’est chargé de
l’évaluation des besoins de formation pour les activités de
déminage et d’éducation au danger des mines. À la
première Conférence d’examen, l’Ouganda a
été nommé à la liste des 24 États parties
identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui
sont donc les premiers responsables à l’action à engager
mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins d’assistance En juin
2005, l’Ouganda a fixé ses objectifs pour 2005-2009 en ce qui
concerne l’assistance aux survivants.
Papouasie-Nouvelle-Guinee
La
Papouasie-Nouvelle-Guinée a adhéré à la Convention
sur l’interdiction des mines le 24 juin 2004. Celle-ci est entrée
en vigueur le 1er décembre 2004. La
Papouasie-Nouvelle-Guinée a présenté son premier rapport de
transparence, requis à l’article 7, le 29 novembre 2004, avant la
date d’entrée en vigueur de la Convention.
Pérou
Pour la
première fois, le Pérou a publié le nom des trois centres
pénitentiaires qui avaient été antérieurement
minés par le gouvernement, dans les départements de Puno,
Cajamarca et Lima. En juin 2005, les forces policières estimaient que
1 361 pylônes électriques à Huancavelica, Ica et Lima,
qui avaient été dépollués, étaient toujours
dangereux et contaminés par des mines. Depuis octobre 2003, aucune
activité d’éducation au danger des mines n’a eu lieu
au Pérou. Aucune victime de mines n’a été
recensée en 2004 contre les 21 victimes de mines et d’UXO
déclarées en 2003. À la première Conférence
d’examen, le Pérou a été identifié comme
l’un des 24 États parties ayant un nombre important de survivants
aux mines et qui sont donc les premiers responsables à l’action
à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance Le Pérou a présenté ses objectifs
visant à répondre aux besoins des survivants pour la
période 2004 à 2009.
Philippines
Une loi
d’application nationale a été déposée à
la Chambre en août 2004, et au Sénat en novembre 2004. La New
People’s Army fait toujours usage de mines
télécommandées et d’engins explosifs
improvisés, mais elle nie l’usage de mines
déclenchées par la victime. On signale également
l’utilisation de mines antipersonnel par le groupe Abu Sayyaf. Pour la
première fois depuis que la guerre a repris en 1996, un commandant du
Moro National Liberation Front-Misuari a reconnu l’utilisation de mines
antipersonnel et de mines antivéhicule. En 2004, le nombre de victimes
de mines a augmenté considérablement.
République Démocratique Du Congo
En mai 2005, la
République Démocratique du Congo (RDC) n’était
toujours pas en mesure d’annoncer la quantité, ni les types de
mines antipersonnel stockées au pays. Son échéance pour
l’élimination des mines stockées est le 1er
novembre 2006. Dans le cadre du processus de démobilisation, certaines
mines des anciennes forces de l’opposition ainsi que certaines mines en
possession de l’armée sont en cours de destruction.
L’Observatoire des Mines n’a pas reçu
d’allégations sérieuses ni de rapports qui signaleraient que
des mines antipersonnel auraient été utilisées par des
groupes armés non étatiques depuis juin 2004. Au 16 juin 2005,
828 zones dangereuses étaient recensées par le Centre de
coordination de la lutte contre les mines des Nations Unies à Kinshasa.
Une première mission pour une enquête nationale sur l’impact
des mines a été lancée en mars 2005. Une autre mission
d’évaluation tenue en 2004, a engendré une enquête
dans une seule région. Celle-ci a débuté en avril 2005. Le
rapport de transparence, requis à l’article 7, de la RDC pour 2004
n’indiquait aucune activité de déminage pour
l’année entière. Plusieurs ONG ont toutefois
déclaré avoir effectué des activités de
déminage et mené des activités d’éducation au
danger des mines en 2004-2005. Plus de 4,4 millions de dollars ont
été versés pour la lutte contre les mines dans la RDC en
2004. Le nombre de victimes des mines et des UXO recensé a
baissé de manière significative. Lors de la première
Conférence d’examen, la RDC a été nommée
à la liste des 24 États parties identifiés comme ayant un
nombre important de survivants aux mines et qui sont donc les premiers
responsables à l’action à engager mais aussi ceux qui ont
les plus grands besoins d’assistance..
Rwanda
On constate un
recul dans les activités de lutte antimines au Rwanda en 2004, depuis
l’arrêt de financement des États-Unis, le seul donateur
extérieur. En 2004, 19 687 mètres carrés ont
été dépollués et quelques 750 mines et UXO ont
été éliminés. Environ 900 000 mètres
carrés de régions touchées par les mines doivent toujours
être dépolluées. Le nombre de victimes de mines et
d’UXO a augmenté en 2004. Cette hausse est attribuable à un
manque d’activités d’éducation au danger des
mines.
Sénégal
Le 14 juillet
2004, l’Assemblée Générale du Sénégal a
adopté une loi nationale sur la lutte contre les mines. À la
suite d’un incident de sécurité en avril 2004,
l’armée a arrêté toutes ses activités de
déminage. Le PNUD a porté main forte au programme de lutte contre
les mines au Sénégal à partir de la fin de 2004. Une
étude d’urgence de six mois devait débuter en octobre 2005
afin de connaître le nombre mines à Casamance, et leur impact sur
la population. Les opérations de déminage, peu nombreuses,
commencées en juin 2003 se sont arrêtée en 2004 lorsque des
démineurs ont été tués dans un incident de
sécurité. Selon Handicap International, l’éducation
au danger des mines a largement contribué à la baisse de victimes
de mines, qui sont passées de 198 en 1998 à 17 en 2004. Le
Sénégal est l’un des 24 États parties
identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui
sont donc les premiers responsables à l’action à engager
mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins d’assistance
Serbie Et Monténégro
La Serbie
et Monténégro a présenté son premier rapport de
transparence requis par l’article 7, le 25 octobre 2004. Un projet de
destruction des mines a été mis sur pied avec la
coopération de l’Agence d'entretien et d'approvisionnement de
l’OTAN. La destruction a débuté le 17 août 2005. La
Serbie et Monténégro prévoit retenir 5 000 mines
antipersonnel pour la formation. En 2004, pas moins de 1,6 kilomètres
carrés ont été dépollués, et quelques
1 060 mines antipersonnel et 215 mines antivéhicule ont
été détruites au coût de quelques 2 millions de
dollars. Le Ministère de la santé du Monténégro a
établi une commission pour les survivants des mines, et le
Ministère de la santé de la Serbie a créé le Conseil
des travailleurs de la santé pour établir un programme
d’assistance aux survivants des mines. À la Première
Conférence d’examen, la Serbie et Monténégro ont
été nommés à la liste des 24 États parties
identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui
sont donc les premiers responsables à l’action à engager
mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins d’assistance.
Soudan
Les
forces gouvernementales et l’Armée du Mouvement de
libération du peuple du Soudan (SPLMA) ont signé un accort de paix
général en janvier 2005. Cet accord inclut l’interdiction
des mines antipersonnel. Dans la période couvrant ce rapport, aucune
allégation grave n’a été portée pour
suggérer l’utilisation de mines antipersonnel de la part du
gouvernement, de la SPLMA, ou des autres forces présentes au Soudan. Le
Soudan a préparé son rapport de transparence, requis à
l’article 7, et a déclaré un stock de 9 485 mines
antipersonnel. Le Soudan a choisi de conserver 5 000 mines antipersonnel
pour la formation. De nouvelles structures de lutte contre les mines ont
été créées, à l’aide des NU, afin
d’accroître les activités de lutte antimines à la
suite de l’accord de paix. Cependant, les capacités
opérationnelles de ces structures sont inadéquates. En 2004 et
2005, les activités se sont concentrées sur les enquêtes et
la dépollution des routes ainsi que le reclassement des zones requises
pour les réfugiés, l’aide et les gardiens de la paix de
l’ONU. Les organisations de déminage ont dépollué un
demi kilomètre carré en 2004, et ont détruit 336 mines
antipersonnel, 400 mines antivéhicule et 200 000 articles de
munitions d’explosifs abandonnés ou non explosés. Plus de
106 kilomètres de routes ont été vérifiés.
En 2004, le financement extérieur pour la lutte contre les mines au
Soudan s’élevaient à quelques 15 millions de dollars.
On constate une baisse remarquable dans le nombre de victimes des mines en
2004 ; cependant, les accidents de mines ont rarement été
signalés. À la première Conférence d’examen,
le Soudan a été nommé à la liste des 24 États
parties identifiés comme ayant un nombre important de survivants aux
mines et qui sont donc les premiers responsables à l’action
à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance. En octobre 2004, un atelier d’orthopédie et un
centre de réhabilitation ont ouvert leurs portes à Rumbek. En
janvier 2005, le premier cours du diplôme d’études sur les
prothèses et les orthèsesdu Soudan a commencé.
Conformément à son engagement au Plan d’Action de Nairobi,
en juin 2005, le Soudan a présenté ses objectifs pour
répondre aux besoins des survivants pour la période allant de 2005
à 2009.
Suriname
En juin 2005,
l’Organisation des États américains annonçait que les
activités de déminage au Suriname avait débuté en
février 2005, et avait été achevées le 4 avril 2005.
Cependant, le gouvernement du Suriname n’a toujours pas annoncé
qu’il a respecté toutes les exigences de l’article 5 de la
Convention sur l’interdiction des mines, qui stipule que toutes les
régions minées doivent être dépolluées.
Tchad
Une
législation d’application de la Convention est en voie
d’approbation. Le Tchad a affirmé que son objectif était
d’affranchir le pays « de l’impact des mines et des UXO
avant 2010 ». Malgré des conflits à Tibesti, le Tchad a
été un des pays choisis pour la compétition de
l’initiative d’achèvement du PNUD. En octobre 2004, la
supervision des activités de déminage a été prise en
main par le Mines Advisory Group. Un nouveau projet de dépollution des
caches d’armes et des points d’eau dans les régions du nord a
aussi été lancé. De mai 2004 à avril 2005,
244 227 mètres carrés de zones minées ont
été dépollués, et 2,68 kilomètres
carrés de champs de bataille ont été déminés.
En tout, 3 630 mines antipersonnel, 1 364 mines antivéhicule et
67 513 UXO ont été détruits. Plus de 41 307
personnes ont bénéficié d’un programme
d’éducation au danger des mines et 990 volontaires ont
été formés. Une hausse considérable du nombre de
victimes a été constatée en 2004. Lors de la
première Conférence d’examen, le Tchad a été
nommé à la liste des 24 États parties identifiés
comme ayant un nombre important de survivants aux mines et qui sont donc les
premiers responsables à l’action à engager mais aussi ceux
qui ont les plus grands besoins d’assistance.
Thaïlande
Le Ministre des
Affaires extérieures était le président de la
cinquième Rencontre des États parties jusqu’à la
Conférence d’examen de novembre 2004. Le Plan directeur pour la
lutte humanitaire contre les mines de la Thaïlande pour 2005-2009 a
été lancé. Il ne fait aucune référence
à l’échéance fixée à l’Article 5
pour la dépollution des régions minées. Après six
ans, moins d’un pour-cent des régions minées a
été dépollué. En 2004, plus de deux
kilomètres carrés ont été dépollués ou
réduits par enquête et 500 000 kilomètres carrés
supplémentaires ont été remis a disposition des populations
entre janvier et mai 2005. Le gouvernement a versé 965 000 $
pour la lutte contres les mines en Thaïlande, et la communauté
internationale a fourni une somme similaire. Le plan du TMAC pour la
création d’une cinquième équipe de déminage a
été repoussé en raison d’un manque de financement de
la part du gouvernement. Durant la période couverte par ce rapport, plus
de 120 000 personnes ont bénéficié
d’activités d’ éducation au danger des mines. Une
baisse dans le nombre de victimes des mines a été
enregistrée par le TMAC en 2004, comparé aux nombre de victimes
recensées en 2003. Un plan national pour l’assistance aux victimes
des mines est en cours d’élaboration. À la première
Conférence d’examen, la Thaïlande a été
nommée à la liste 24 États parties identifiés comme
ayant un nombre important de survivants aux mines et qui sont donc les premiers
responsables à l’action à engager mais aussi ceux qui ont
les plus grands besoins d’assistance.
Tunisie
En
novembre 2004, la dépollution du champ de mines Ras Jedir a
commencé. Ce champ représente soixante-dix pour-cent de la zone
minée du pays. En avril 2005, l’armée tunisienne avait
déjà éliminé 3 305 mines. De plus, entre le
1er décembre 2004, et le 15 juin 2005, l’armée a
détruit 447 UXO des champs de mines datant de la Seconde Guerre
mondiale.
Turquie
La
Turquie a soumis son premier rapport de transparence en octobre 2004, et sa mise
à jour annuelle en mai 2005. Elle a déclaré
posséder un stock de 2,97 millions de mines antipersonnel, et environ
920 000 mines antivéhicule posée aux frontières. Le 2
mars 2005, la Turquie a ratifié le Protocole II modifié du CCW.
Lors des activités de déminage en 2004, 1 225 mines
antipersonnel ont été retirées et détruites tandis
que 16 065 mètres carrés ont été
dépollués en 2004, et au début de 2005. Le nombre de
victimes de mines et d’UXO a considérablement augmenté en
2004. Le PKK/Kongra-Gel continue d’employer des mines. La Turquie est la
nation chef de file d’un projet de dépollution d’une ancien
entrepôt de munitions soviétique fortement contaminée, en
Azerbaïdjan.
Turkménistan
En avril 2005,
le Turkménistan a déclaré que tous ses stocks de mines
antipersonnel, y compris les mines conservées pour la formation, avaient
été détruits. Pour la première fois en juin 2004,
le Turkménistan a participé à la réunion
intersessionelle de la Convention sur l’interdiction des mines.
Vanuatu
Le Vanuatu a
ratifié la Convention sur l’interdiction des mines le 16 septembre
2005, et a participé à la première Conférence
d’examen en novembre et décembre 2004 à Nairobi.
Venezuela
Pour la
première fois depuis deux ans, le Venezuela a présenté sont
rapport requis à l’Article 7. Celui-ci fournissait un
supplément d’information sur la destruction des stocks et
révisait l’information sur les mines qui avaient été
installées sur le territoire vénézuelien dans le
passé. Le 19 avril 2005, le Venezuela a joint la CCW et son Protocole II
amendé. Le Venezuela a établi un calendrier pour le
déminage aux environs de six postes navals. En août 2005, les
activités de déminage n’avaient toujours pas
commencé.
Yémen
En avril
2005, le Yémen a adopté une loi d’application de la
Convention sur l’interdiction des mines. Le gouvernement aurait
accusé un groupe de militants, en juin 2004, d’employer des mines
antipersonnel lors de conflits avec les troupes de l’armée. Un
plan stratégique révisé de la lutte nationale contre les
mines a été publié en juin 2004, couvrant la période
allant de 2004 à 2009. En juin 2005, 10 collectivités fortement
touchées sur 14 et 53 collectivités moyennement touchées
sur 86 ont été dépolluées. Les gouvernorats
d’Aden et de Hodeidah ont été déclarés
« libres de mines ». En 2004, 464 mines antipersonnel, 203
mines antivéhicule et 10 594 UXO ont été
éliminés sur 2,7 kilomètres carrés de terrain. Une
enquête technique a été réalisée sur 69
kilomètres carrés d’une zone suspecte. Une
évaluation indépendante a conclu que le programme de lutte contre
les mines du Yémen « démontre un degré de
maturité digne d’être comparé aux meilleurs programmes
de lutte contre les mines au monde ». À la première
Conférence d’examen, le Yémen a été
nommé à la liste 24 États parties identifiés comme
ayant un nombre important de survivants aux mines et qui sont donc les premiers
responsables à l’action à engagér mais aussi ceux qui
ont les plus grands besoins d’assistance Conformément à
son engagement au Plan d’Action de Nairobi, le Yémen a
établi ses objectifs pour 2005-2009 visant les besoins des survivants.
En septembre 2004, l’Association pour les survivants de mines et
d’UXO du Yémen a été fondée.
Zambie
La loi
d’application nationale de la Zambie, adoptée en décembre
2003, est entrée en vigueur en août 2004. Cette loi a
officialisé la création du Centre de lutte contre les mines
antipersonnel de la Zambie (ZAMAC), qui remplacera le Centre de lutte contre les
mines de la Zambie (ZMAC). En octobre 2004, La Zambie a détruit un stock
de 3 345 mines antipersonnel, et en a conservé 3 346 pour la
formation. La Zambie a rédigé un plan de lutte contre les mines
qui couvre les cinq prochaines années (de 2005 à 2009), mais il
espère être libre de mines en 2007. En 2004, 7 780
mètres carrés ont été déminés dans
l’une des 41 régions touchées par des mines et des UXO.
Avec l’aide des États-Unis, la Zambie prévoit la
création d’un fonds fiduciaire pour le déminage
humanitaire.
Zimbabwe
En août
2005, le Zimbabwe a présenté un plan quinquennal pour la lutte
contre les mines, visant la dépollution de toutes les zones
minées, conformément à l’Article 5 de la Convention
sur l’interdiction des mines. On estime que le coût de ce plan
s’élèvera à près de 30 millions de dollars.
En septembre 2005, la dépollution de la région de Victoria
Falls-Mlibizi, une priorité depuis cinq ans, a été
signalée comme étant presque achevée.
Signataires
Éthiopie
2004 : L’Éthiopie a ratifié la Convention sur
l’interdiction des mines le 14 décembre 2004, et celle-ci est
entrée en vigueur le 1er juin 2005. En 2004, des
activités de déminage ont eu lieu sur plus de 10 kilomètres
carrés dans les régions d’Afar et de Tigré. Un total
de 478 mines antipersonnel, 67 mines antivéhicule et 8 354 UXO ont
été détruits. En août 2005, un plan
stratégique de lutte antimines a été présenté
au gouvernement pour adoption. En 2004, quelques 800 000 personnes ont
bénéficié d’activités d’éducation
au danger des mines. Une évaluation favorable de ce programme a
été publiée en juillet 2005. D’après les
données de 2004 et 2005, des victimes de mines et d’engins non
explosés continuent d’être signalées.
L’Éthiopie a été nommé à la liste de 24
États parties identifiés comme ayant un nombre important de
survivants aux mines et qui sont donc les premiers responsables à
l’action à engager mais aussi ceux qui ont les plus grands besoins
d’assistance. Les travaux d’agrandissement et de rénovation
de cinq centres régionaux de réhabilitation physique sont
désormais terminés.
Haïti
En juin
2005, un responsable du Ministère des affaires étrangères a
informé l’ICBL que la loi de ratification adoptée par le
Parlement national serait imprimée dans le bulletin du gouvernement
prochainement, ce qui représente l’une des dernières mesures
à prendre pour que Haïti puisse ratifier la convention. De plus,
Haïti a participé à la réunion intersessionelle
à Genève, sa première participation à une
réunion de la Convention sur l’interdiction des mines.
Indonésie
En juin 2005,
des représentants du groupe de travail interministériel pour la
Convention sur l’interdiction des mines sont parvenus à un
consensus en faveur de la ratification. Ils ont ensuite soumis des
recommandations au Président. En juillet 2005, l’ICBL a donc
dirigé une mission de plaidoyer en Indonésie. Lors de cette
mission, le Ministre de la défense a pris l’engagement de ratifier
la convention sans plus tarder.
Pologne
La Pologne a
modifié sa politique, et a entamé le processus interne
nécessaire pour ratifier la Convention sur l’interdiction des
mines. Le Ministère de la défense a affirmé qu’aucun
obstacle ne devrait empêcher la destruction du stock de 997 680 mines
antipersonnel, qui ne devrait pas prendre plus de deux ans. Les
responsables de la défense ont déclaré que la Pologne
conserverait environ 5 000 mines antipersonnel pour la formation. En avril
2005, la Pologne a volontairement soumis son troisième rapport de
transparence requis à l’article 7. En 2004, 1 517 mines
antipersonnel et antivéhicule, ainsi que 52 308 UXO ont
été détruits lors des opérations de destruction et
de neutralisation par explosifs. Dans le premier trimestre de 2005, 564 mines
et 2 368 UXO ont été détruit par des équipes de
destruction et de neutralisation par explosifs. La Pologne a envoyé 424
ingénieurs militaires à des missions à
l’étranger qui comprenaient des activités de
dépollution. Cette contribution s’élève a 1,74
millions de dollars.
Ukraine
Le
parlement de l’Ukraine a ratifié la Convention sur
l’interdiction des mines en mai 2005, mais en septembre 2005, la
ratification n’avait toujours pas été officiellement
déposée à l’ONU. En 2004, la Commission
Européenne a décidé de financer la destruction des 5,9
millions de mines PFM présentes en Ukraine. En juin 2005, à la
suite de la ratification, la CE a annoncé qu’elle avait
terminé les négociations des termes de référence
pour un projet de destruction des mines d’une valeur de 6 millions
d’Euros (7,5 millions de dollars). En mai 2005, l’Ukraine a
officiellement ratifié le Protocole V de la CCW sur les débris
explosifs de guerre.
Non Signataires
Arabie Saoudite
2004 : Lors de la
première Conférence d’examen de la Convention sur
l’interdiction des mines, l’Arabie Saoudite a demandé aux
pays producteurs de mines d’arrêter leur production.
Arménie
Selon un sondage
mené par le comité national arménien de l’ICBL en
avril et mai 2005, 39 pour-cent des sujets interrogés appuyaient la
décision du gouvernement à ne pas adhérer à la
Convention sur l’interdiction des mines. En août 2004, le Programme
de développement de l’ONU a lancé un projet de grande
envergure d’une durée de 6 mois, grâce au financement de la
Commission Européenne, du PNUD et du gouvernement de
l’Arménie,. Une Enquête sur l’impact des mines a
été achevée en août 2005, et a identifié 102
zones soupçonnées d’être dangereuses sur
321 680 000 mètres carrés et touchant 60
collectivités. En 2004, 50 000 mètres carrés de
terrain ont été dépollués. Entre janvier et
septembre 2005, 50 000 mètres additionnels de terrain ont
été dépollués.. En 2004,le nombre de victimes des
mines recensé a augmenté.
Azerbaïdjan
L’Azerbaïdjan s’est démontré plus favorable
à la Convention sur l’interdiction des mines et à
l’éradication des mines antipersonnel. Le vice-Ministre des
affaires étrangères a déclaré que
l’Azerbaïdjan préparerait volontairement un rapport de
transparence requis à l’Article 7, et qu’il voterait en
faveur de la résolution en faveur de l’interdiction des mines
antipersonnel de l’Assemblée générale. En 2004, plus
de 2,4 kilomètres carrés de zones minées, et près de
4,8 kilomètres carrés de terrains contaminés par des UXO
ont été dépollués ou ont été
réduits. La capacité de dépollution a augmenté en
2004, mais le financement a subi une baisse comparé à 2003 et
s’élève à 3,2 millions de dollars en 2004, ce qui
inclut les 255 000 $US versés directement par le gouvernement. Les
activités d’éducation au danger des mines ont ciblé
le renforcement des initiatives de la part des communautés
touchées et l’intégration de l’éducation aux
dangers des mines dans les programmes d’enseignement des écoles. Le
nombre de victimes de mines et d’UXO a augmenté en 2004. Une
enquête nationale a identifié 1 883 survivants aux mines.
Bahreïn
Les responsables du Ministère des affaires
étrangères ont annoncé pour la première fois
qu’aucun obstacle n’empêche le Bahreïn de joindre la
Convention sur l’interdiction des mines. Ils ont également
annoncé que des processus internes pour évaluer
l’adhésion sont en cours. Le Bahreïn était
présent à la première Conférence d’examen
à Nairobi, ce qui marquait sa première participation à une
réunion des États parties de la Convention sur
l’interdiction des mines. Les responsables du Ministère de la
défense ont déclaré pour la première fois que le
Bahreïn conserve un stock limité de mines antipersonnel pour la
formation. L’ICBL et le Service de lutte contre les mines des Nations
Unies (UNMAS) ont dirigé leur première mission de plaidoyer au
Bahreïn, et les organisations Egyptian NGO Protection ainsi que la
Société bahreïnienne des droits de l’homme ont
organisé un atelier sur les mines.
Les
forces militaires du Myanmar, le Tat Ma Daw, et pas moins de 12 groupes
armés non étatiques continuent d’utiliser des mines
antipersonnel. Ceci comprend le Front de libération national des peuple
de Karenni et l’Organisation de Solidarité Nationale de Karenni
(n’ai pas pu confirmé en faisant recherche), qui ont
récemment été identifiés comme utilisateurs de mines
antipersonnel et se sont engagés à des activités
armées avec le Tat Ma Daw. En l’absence d’information
officielle, des entretiens informels avec des dignitaires et des civils ont
indiqué que les mines constituent une menace dans 9 états et
provinces sur 14. Le déminage forcé imposé aux civils
(« déminage d’atrocité ») a
été recensé en 2004-2005, comme dans les années
précédentes. Aucun déminage humanitaire ne s’est
produit en Birmanie,et aucun déminage villageois ou militaire n’a
été entrepris depuis mai 2004. Lors d’un colloque de
l’ UNHCR en novembre 2004, il a été déclaré
que les risques engendrés par les mines étaient l’un des
plus grands défis au retour des personnes déplacées et des
réfugiés. Les ONG mènent un nombre croissant
d’activités d’éducation aud dangers des mines dans les
camps de réfugiés et dans le cadre d’autres programmes
d’assistance. On ne connaît toujours pas le nombre d’accidents
de mines ni le nombres de victimes aux mines, mais les ONG subvenant aux besoins
des survivants dénotent une augmentation d’accidents. En octobre
2004, les changements au sein du gouvernement ont nuit à la lutte contre
les mines et aux autres programmes d’aide humanitaire.
Chine
La Chine a
exprimé sa volonté d’élargir sa coopération
avec les États parties de la Convention sur l’interdiction des
mines. La Chine a envoyé des délégués observateurs
haut placés à la première Conférence d’examen
de la Convention sur l’interdiction des mines et a déclaré
qu’elle « examinait avec confiance » la
possibilité de soumettre volontairement un rapport de transparence, tel
que requis à l’Article 7. Elle a également
déclaré que l’armée avait récemment
entamé de nouvelles activités de déminage dans les
régions où la délimitation des frontières
était en cours, notamment sur la frontière avec le Vietnam dans
les provinces de Guangxi et de Yunnan. La Chine continue de détruire et
de modifier les mines antipersonnel qui ne sont pas conformes au Protocole II de
la CCW. À la sixième conférence annuelle des États
parties sur le Protocole II de la CCW, la Chine a annoncé qu’un
nouveau programme international d’aide au déminage commencerait au
début de 2005.
Égypte
À la
première Conférence d’examen en décembre 2004,
l’Égypte a officiellement annoncé un moratoire sur la
production de mines antipersonnel. L’Égypte a pris des distances
face à la Position africaine commune sur les mines antipersonnelles
adopté à Addis-Abeba le 17 septembre 2004. Le Comité
national pour le développement du littoral du nord-ouest et le
déminage ne s’est pas rencontré durant la période
couverte par ce rapport. Aucune activité d’éducation au
danger des mines n’a eu lieu en Égypte pendant 2004 et la
première moitié de 2005. Au moins 10 personnes ont
été blessées dans des accidents de mines ou d’UXO en
2004.
Émirats Arabes Unis
2004 : En septembre 2004, le
Service de la lutte contre les mines des Nations Unies a mené la
première mission de plaidoyer aux Émirats arabes unis. Les
Émirats arabes unis semblent songer plus sérieusement à
leur adhésion à la Convention sur l'interdiction des mines. En
2004, les Émirats arabes unis ont fait don de plus de 6 millions de
dollars américains aux activités antimines, principalement
à l’organisation Opération solidarité des
émirats (Operation Emirates Solidarity), qui a déminé cinq
kilomètres carrés de terrain dans le Sud du Liban entre 2001 et
2004. La contribution de la part des Émirats arabes Unis à
l’Opération solidarité des émirats a atteint 50
millions de dollars.
États-Unis D’amérique
2004 : Le
gouvernement des États-Unis a dépensé au total 109,3
millions de dollars américains dans le cadre de programmes humanitaires
d’activité antimines dans 31 pays; un tiers de ce montant a
été attribué aux activités antimines en Iraq. En
décembre 2005, les États-Unis rendront leur décision
indiquant s’ils commenceront à produire une nouvelle mine
antipersonnel appelée Spider. Le Pentagone a sollicité un total de
1,77 milliards de dollars pour financer la recherche et la production de
nouveaux systèmes de mines terrestres au cours des cinq prochaines
années. Le 3 janvier 2005, les États-Unis ont interdit
l’utilisation des mines terrestres persistantes, non détectables.
Les mines terrestres ont tué 13 membres du personnel militaire
américain et en ont blessé 34 en Afghanistan et en Iraq. Les
dispositifs explosifs improvisés, notamment ceux qui servent de mines
antipersonnel, ont tué et blessé des centaines d’autres
personnes.
Finlande
En septembre
2004, la Finlande annonçait qu’elle n’allait pas
adhérer à la Convention sur l’interdiction des mines avant
2012, soit six ans plus tard que prévu. Un total de 300 millions
d’Euros (378 millions de dollars) versé sur huit ans sera
consacré à la recherche pour substituer les mines. En 2004, la
Finlande a versé quelques 4,8 millions de dollars pour la lutte contre
les mines dans les pays touchés par les mines.
Géorgie
En
septembre 2004, l’Organisation pour la Sécurité et la
Coopération en Europe (OSCE) s’est déclarée
préoccupée par la reprise de la mise en place de mines tant du
côté géorgien que des forces de l’Ossétie du
Sud. La Géorgie prévoit achever un inventaire et une
évaluation de ses stocks de munitions en septembre et octobre 2005. Le
vice-ministre de la défense a annoncé à l’ICBL que
les mines seraient l’une des premières armes à être
détruites. Il a également annoncé que la Géorgie ne
prévoit pas conserver de mines antipersonnel. En juillet 2004, le Survey
Action Center a dirigé une mission pour évaluer la
nécessité d’une Enquête sur l’impact des mines.
L’Armée géorgienne n’a pas entrepris
d’activités de déminage en 2004, et un nombre limité
d’activités de déminage est en cours en 2005. En septembre
et octobre 2004, HALO Trust a conduit une enquête sur le problème
des mines et des UXO en Géorgie. Il a agrandit son programme
d’éducation aux dangers des mines afin de viser les régions
aux alentours des anciennes bases et des zones militaires minées. HALO a
également marqué des champs de mines. En 2004 et 2005, la
Géorgie a accueilli une formation pour les cadres moyen sur les
programmes antimines au Caucase.
Îles Du Pacifique (Micronésie, Palau, Tonga, Tuvalu)
2004 : Le pouvoir
exécutif des États fédérés de la
Micronésie a terminé une évaluation de la Convention sur
l’interdiction des mines et a l’intention d’envoyer les
résultats au Congrès pour l’adhésion en septembre
2005. En décembre 2004, Tuvalu a voté en faveur de la
résolution de l’Assemblée générale 59/84, et
Palau s’est abstenu de voter; il s’agissait de la première
fois que l’une ou l’autre de ces nations votait lors de la
résolution annuelle en faveur de la Convention sur l’interdiction
des mines.
Inde
L’Inde a
assisté, en tant qu’observateur, à la première
Conférence d’examen de la Convention sur l’interdiction des
mines en novembre et décembre 2004, marquant sa première
participation à une réunion de la Convention. Plusieurs groupes
armés non étatiques continuent d’utiliser des mines et des
engins explosifs improvisés dans de nombreuses régions de
l’Inde; provoquant ainsi un nombre de victimes civiles et militaires.
L’armée indienne prétend avoir terminé la plupart des
opérations de déminage sur la majorité de la
frontière avec le Pakistan à l’exception de la ligne de
contrôle au Jammu et au Cachemire. Le président de la commission
parlementaire a annoncé que le personnel de l’Armée a
été victime de plusieurs accidents durant l’installation de
mines et les opérations de déminage sur la frontière avec
le Pakistan. Les informations diffusées par les médias
suggèrent qu’annuellement 260 à 270 civils et militaires
sont victimes d’accident de mines et d’ engins explosifs
improvisés.
Iran
En mars 2004 et
mars 2005, 528 kilomètres carrés de terrains minés ont
été dépollués éliminant 252 383 mines
antipersonnel, 37 522 mines antivéhicule et 1 478 508 UXO.
Le PNUD contribue présentement à l’élaboration
d’une stratégie et de lutte contre les mines et d’un plan
d’action. En août 2005, le centre iranien de la lutte contre les
mines a annoncé un plan décennal visant l’élimination
de toutes les mines terrestres en Iran avant 2015, et fixe des dates
spécifiques pour la dépollution de plusieurs provinces
touchées par les mines. Les activités d’éducation au
danger des mines ont pris de l’ampleur en 2004. En septembre 2005,
l’UNHCR a accepté de transferer à la Société
iranienne du Croissant-Rouge, l’organisation des activités
d’éducation aux danger des mines auprès des personnes
rapatriées en Afghanistan et en Iraq
Iraq
L’autorité nationale iraquienne pour la lutte contre les mines
(NMAA) estime qu’il existe 8 000 kilomètres carrés de
terrains contaminés en Iraq, dont 1 578 kilomètres
carrés touchés par des mines et UXO, et 6 370
kilomètres carrés à la frontière On prévoit
une hausse de ces données lorsque l’Enquête sur
l’impact des mines en Iraq (ILIS) sera achevée en 2006. En
septembre 2005, L’ILIS avait identifié 1 460
collectivités touchées par les mines dont 83 étaient
fortement touchées, 519 étaient moyennement touchées et 853
étaient faiblement touchées. En octobre 2004, la NMAA a
adopté une stratégie nationale visant un Iraq « libre de
la menace et de l’ impact des mines et des UXO » avant 2020.
Selon la NMAA, plus de 61 kilomètres carrés de terrains dont 56
kilomètres carrés de champs de bataille ont été
dépollués en 2004, éliminant ainsi 13 321 mines
antipersonnel, 8 806 mines antivéhicule et 1 170 470 UXO.
Toujours selon la NMAA, entre 2004 et 2008, plus de 355 millions de dollars
seront requis pour la lutte contre les mines en Iraq. Le gouvernement iraquien
prétend investir 20 millions de dollars pour la lutte antimines.
Les forces de l’opposition ont utilisé des mines antipersonnel
et antivéhicule mais elles utilisent plus souvent des engins explosifs
improvisés à télécommande et
déclenchés par la victime. En août 2005, un
représentant des États-Unis annonçait que les attaques
liées aux engins explosifs improvisés avaient augmenté de
100 pour-cent sur les années précédentes. Le gouvernement
provisoire de l’Iraq examine les possibilités
d’adhésion à la Convention sur l’interdiction des
mines. Le 3 décembre 2004, l’Iraq a voté en faveur de la
résolution 59/84 passée par l’Assemblée
générale de l’ONU. Puisque les installations iraquiennes de
production de mines ont été détruites et que le
gouvernement appuie l’interdiction des mines, l’Observatoire des
Mines a retiré l’Iraq de la liste des pays producteurs de
mines.
En 2004, au moins 261 nouvelles victimes de mines ou d’UXO ont
été recensées quoique le nombre réel soit sans aucun
doute plus élevé. En août 2005, l’ILIS a
enregistré 510 victimes « récentes » dont plus
de 20 pour-cent étaient des enfants âgés de moins de 15 ans.
L’ILIS a également recensé 6 657 victimes
« moins récentes ».
Kazakhstan
Le Kazakhstan a
annoncé qu’il préparerait un plan biannuel pour
l’élimination de ses stocks de mines antipersonnel.
Kirghizistan
2004 : On a informé
l’Observatoire des Mines que le Ministère de la défense
nationale possède des stocks de dizaines de milliers de mines
antipersonnel et que les Garde-frontières ont en leur possession entre 1
000 et 2 000 mines; la durée de vie de la plupart de ces munitions est
échue. En 2004, le déminage du territoire entourant
l’enclave de Shakhimardan, dont la population est majoritairement
ouzbèke, a été achevé par
l’Ouzbékistan.
Koweït
En juin
2005, un dignitaire du Koweït a annoncé à l’ICBL que
les Ministère des affaires étrangères et le
Ministère de la défense avaient tous deux recommandé
l’adhésion à la Convention sur l’interdiction des
mines. En octobre 2004, le Ministre de la défense a annoncé que
le Koweït n’a aucun stock de mines antipersonnel. Vingt nouvelles
victimes aux mines et UXO ont été recensées en 2004, une
hausse importante par rapport aux deux victimes recensées en 2003.
Laos (Republique Democratique Populaire Lao)
2004 : En juillet 2005, le
Laos a confirmé son intention d’adhérer prochainement au
Traité d'interdiction des mines. En date du mois d’août 2005,
la nouvelle Autorité réglementaire nationale, prévue par le
plan stratégique national de mars 2004, n’était pas encore
entrée en fonction. En 2004, UXO Lao ainsi que deux entreprises
commerciales ont déminé quelque 18 kilomètres carrés
de terrain. Mines Advisory Group a déminé 1,4 kilomètres
carrés de plus durant l’année 2004 et le mois de janvier
2005. En 2004, des donateurs internationaux ont versé 8,1 millions de
dollars pour les activités antimines au Laos, le double de la somme
recueillie en 2003. En 2004 et durant le premier trimestre de 2005, environ 300
000 personnes ont participé à des activités d’
éducation au danger des mines/UXO. En 2004, le nombre de victimes des
mines ou des UXO a augmenté de manière significative.
Liban
2004 :
Le Liban a participé à la première Conférence
d’examen et à la réunion intersessionelle de juin 2005 et y
a fait des déclarations. L’Enquête sur l’impact des
mines, publiée en février 2005, a identifié 28
collectivités fortement touchées, et 250 collectivités qui
sont moyennement ou faiblement touchées. L’ enquête technique
nationale a débuté en avril 2005. En août 2004, le Liban a
achevé sa Stratégie de lutte contre les mines et son plan à
long terme (de 2005 à 2009), établissant ainsi l’objectif de
déminer les zones fortement et moyennement touchées avant 2010. En
2004, plus de deux kilomètres carrés de terrains touchés
par les mines ont été déminés, éliminant
ainsi 2 929 mines antipersonnel, 287 mines anti-véhicules et 5 991
UXO. Depuis 2002, le groupe Operation Emirates Solidarity
(« Opération solidarité des émirats »)
a déminé et a remis à disposition des communauté
plus de 4,9 kilomètres carrés de terrain miné ou
soupçonné de l’être dans les territoires du Sud du
Liban autrefois occupés par Israël. Le projet s’est
terminé en juin 2004, sans avoir terminé le déminage de la
Zone 6. En 2004, le Liban a reçu 9,7 millions de dollars
américains pour financer ses activités antimines, en plus des 4
millions de dollars que le Gouvernement du Liban verse lui même à
la lutte antimines. Le nombre de victimes de mines a connu une baisse importante
en 2004. L’assistance aux victimes des mines a été
identifiée comme une priorité nationale en ce qui concerne la
lutte antimine.
Libye
2004 : En mai 2005, lors du
premier colloque sur les mines terrestres en Libye, le président de la
Fondation internationale pour les associations charitables de Gaddafi, qui est
aussi le fils du président de la Libye, ont exigé que le pays
adhère au Traité d'interdiction des mines. En avril 2005, la Libye
a mis sur pied un Programme national de déminage et de
récupération des terres pour dépolluer les zones
affectées de manière à ce qu’elles soient
utilisées dans le cadre du plan national de développement. En mai
2005, la Libye a lancé une campagne nationale de déminage le long
de ses frontières avec l’Égypte et le Tchad.
Mongolie
Le Programme d’action de la Mongolie
pour la période de 2004 à 2008 plannifie une approche progressive
visant à adhérer au Traité d'interdiction des mines en
2008. En octobre 2004, le président de la Mongolie à
l’époque a dénoncé l’utilisation, la
production, l’accumulation et le transport des mines terrestres lors
d’une visite officielle au Canada. Au même moment, la Mongolie a
déclaré son intention de ne pas déployer ses mines
antipersonnel. La Mongolie a signalé qu’elle présenterait
volontairement un rapport de transparence en vertu de l’Article 7. En juin
2004, un atelier de l’OTAN tenu à Oulan-Bator a conclu qu’il
fallait procéder à un examen détaillé des sites
militaires depuis longtemps abandonnés et a recommandé que la
Mongolie élabore un plan d’action pour mener un enquête et
pour assurer le déminage et la réhabilitation des sites; en date
de mai 2005, aucun progrès n’a été
signalé..
Maroc
2004 : En décembre
2004, le Maroc a voté pour la première fois en faveur de la
résolution de l’Assemblée générale des Nations
Unies en faveur de la Convention d'interdiction des mines. Lors de la
première Conférence d’examen, le Maroc a affirmé
qu’il mettait en œuvre toutes les dispositions du traité de
facto. Il reconnaît qu’il a un stock de mines antipersonnel
utilisé uniquement aux fins de formation. D’avril 2004 à
avril 2005, 354 mines et engins non explosées ont été
repérés et marqués et 30 opérations de
neutralisation et de destruction par explosifs ont été
menées des deux côtés du mur divisant le Maroc et le Sahara
occidental.
Népal
2004 : La guerre civile
s’est intensifiée et les mines terrestres ainsi que les dispositifs
explosifs improvisés ont été utilisés de
façon significative par les deux parties, particulièrement depuis
que le Roi Gyanendra se soit emparé du pouvoir en février 2005.
Une milice civile locale nommée Village Defense Force affirme avoir
posé 1 500 mines dans sa zone d’opération. Les 8 et 9
septembre 2004, des représentants de haut rang de trois partis politiques
en tête ont participé à un colloque organisé par la
Campagne Népalaise pour Interdire les Mines (NCBL) au cours duquel une
déclaration demandant au Népal d’adhérer au
Traité d’interdiction sur les mines a été
formulée. La NCBL a enregistré, à partir
d’informations tirées des médias, qu’en 2004,
l’armée royale du Népal a éliminé ou a
retiré des dispositifs explosifs dans 46 districts. En 2004,
l’UNICEF et ses partenaires ont aidé à mettre sur pied un
groupe de travail sur l’éducation au danger des mines.
Oman
2004 : En mars 2005, certains
fonctionnaires ont affirmé au Service de lutte contre les mines des
Nations Unies que le Ministère des affaires étrangères a
approuvé l’adhésion d’Oman au Traité
d’interdiction des mines, mais le Ministère de la défense
refuse d’ aller de l’avant avant qu’une position unanime soit
établie au sein des pays membres du Conseil de coopération du
Golfe.
Ouzbékistan
2004
:Il semble que l’Ouzbékistan ait commencé des
opérations de déminage le long de sa frontière avec le
Kirghizistan au milieu de 2004, mais on dit que ces opérations se sont
arrêtés en novembre 2004. D’après certaines
informations, le déminage autour de l’enclave de Shakhimardan a
été achevé en 2004
Pakistan
2004 : Plusieurs groupes
armés non étatiques ont employé des mines terrestres et des
dispositifs explosifs improvisés régulièrement, plus
particulièrement au Baloutchistan, au Waziristân et ailleurs dans
les Zones tribales sous administration fédérale du Pakistan.. Le
Pakistan déclare avoir totalement dépollué la région
frontalière qu’il avait miné lorsque les relations
étaient tendues avec l’Inde en 2001 et en 2002. Des Organisations
non gouvernementales ont mené des activités
d’éducation au danger des mines dans les Zones tribales sous
administration fédérale qu’elles aidaient, et dans une
certaine mesure, par les autorités pakistanaises. En 2004, le nombre de
victimes de mines a augmenté de façon importante relativement
à 2003; la plupart étant dus à des dispositifs explosifs
improvisés.
République De Corée
2004 : En 2004, la
République de Corée a dépollué certains de ses sites
militaires, et a ainsi éliminé 8 800 mines. Le gouvernement a
augmenté sa contribution financière au déminage en
Érythrée, en Mozambique et, dans une large mesure, en Iraq. En
2004, le gouvernement a versé 3,1 millions de dollars aux
activités antimines, y compris 3 millions de dollars à
l’Iraq, soit le triple de tous ses versements antérieurs.
Russie (Fédération De)
2004 : Les forces russes
continuent d’employer des mines antipersonnel en
Tchétchénie. En 2004, les rebelles qui ont séquestré
une école à Beslan, en Ossétie du Nord ont également
posé des mines antipersonnel et des dispositifs explosifs
improvisés dans l’école, avec des conséquences
désastreuses. La Russie a pour la première fois
révélé son stock exact de mines antipersonnel, à
savoir 26,5 millions, dont 23.5 sont prévues d’être
détruites avant 2015. Environ 19,5 millions de mines antipersonnel ont
été retirées ou détruites entre 2000 et novembre
2004. La Russie a l’intention de consacrer quelque 3,33 milliards de
roubles (116 millions de dollars américains) à la confection de
nouvelles munitions, notamment des alternatives aux mines antipersonnel, de 2005
à 2015. Le 2 mars 2005, la Russie a ratifié le Protocole II
amendé de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC). Selon des
rapports des médias, en 2004, le corps national de Russie pour les
opérations humanitaires d’urgence a déminé plus de 30
000 UXO dans la Fédération de Russie; en date de juillet 2004,
cette quantité comprenait 2 842 mines terrestres. En décembre
2004, une compagnie commerciale locale a terminé un contrat de
déminage de l’île de Sakhalin de ses munitions. Une surface
de 25 millions de mètres carrés a été
dépolluée éliminant ainsi plus de 500 munitions.
Somalie
2004 : Le premier ministre
du Gouvernement fédéral de transition de la Somalie a
participé à la première Conférence d’examen de
la Convention sur l’interdiction des mines et à cette occasion, il
a confirmé l’intention du gouvernement d’adhérer au
traité. C’est au cours de la réunion intersessionelle tenue
à Genève en juin 2005, qu’il a annoncé sa
décision d’éliminer le stock de mines antipersonnel que sa
milice a en sa possession. Plusieurs factions utilisent continuellement des
mines antipersonnel dans plusieurs régions de la Somalie. En novembre
2004, la Coalition somalienne pour l’interdiction des mines a
été créee. Une Enquête sur l’impact des mines a
déterminé que 35 communautés étaient touchées
dans le Puntland, dont neuf grandement et neuf autres moyennement
touchées. Les équipes de neutralisation et de destruction des
explosifs des forces policières ont été formés et
déployés au Puntland. En 2004, le nombre de victimes de mines a
considérablement augmenté.
Sri Lanka
2004 : Le Sri Lanka a
participé à titre d’observateur à la première
Conférence d’examen et à la réunion intersessionelle
au cours de laquelle il a annoncé la soumission volontaire de son premier
rapport de transparence , tel que requis à l’article 7. En
septembre 2004, le Sri Lanka a ratifié le Protocole II amendé de
la Convention sur certaines armes classiques (CCAC). En 2004, près de
quatre kilomètres carrés de terrain ont été
dépollués, ce qui marque une augmentation importante par rapport
à 2003, éliminant ainsi 28 409 mines antipersonnel, 56 mines
anti-véhicules et 6 699 UXO. Entre janvier et mars 2005, 1,5
kilomètres carrés de plus a été
déminé. Trois Organisations non gouvernementales ont mené
des enquêtes et/ou des évaluations techniques. Le bureau
d’activités antimines de Killinochchi, qui s’occupe de la
zone de la région de Vanni contrôlée par les Tigres de
libération de l'Eelam tamoul est devenu pleinement opérationnel.
En 2004, les dons internationaux aux activités antimines ont atteint 23,6
millions de dollars américains, une augmentation substantielle
relativement à 2003. Les activités d’éducation au
danger des mines s’est se sont accrues de façon importante,
touchant plus de 280 000 personnes. Les Normes nationales pour
l’éducation aux dangers de mines ont été
terminées en juillet 2004. Au cours de l’année 2004, deux
évaluations sur les activités d’éducation au danger
des mines ont été menées et ont donné des
résultats positifs. Le nombre de victimes de mines a significativement
baissé par rapport à 2003. En mai 2005, l’École de
prothèse et d’orthèse du Sri Lanka a fait son ouverture.
Syrie
2004 :En août
2005, l’armée syrienne a entamé le déminage de deux
villages dans le Plateau du Golan. En juillet 2004, le président de la
Syrie a décrété une loi nationale afin de protéger
les droits des personnes handicapées.
Viêt-Nam
2004
:La Phase I de l'étude sur les UXO et sur l'impact des mines
terrestres s’est terminée en mars 2005; au mois de septembre,
l’étude attendait toujours l’approbation par le gouvernement.
Des organisations internationales ont dépollué quelques 3,9
kilomètres carrés de terrains en 2004, éliminant ainsi 25
000 mines et UXO. L’armée et les autres unités militaires
ont déminé 570 000 mètres carrés dans le district
d’A Luoi, dans la province de Thua Thien-Hue entre septembre 2004 et
avril 2005. Plus de 127 000 personnes ont participé à des
activités d’éducation aux dangers des mines au cours de
l’année 2004, principalement dans les provinces centrales de Quang
Binh, de Quang Tri et de Thua Thien-Hue, et de plus en plus, dans le corridor de
l’autoroute Ho Chi Minh. En 2004, le nombre de victimes de mines
signalé en 2004 est plus important que celui signalé en 003..
Autres
Abkhazie
2004 :HALO
Trust a déminé et réduit près de 2,3
kilomètres carrés de terrains en 2004, éliminant ainsi 815
mines antipersonnel, 153 mines anti-véhicule et plus de 1 500 UXO.
En 2004, l’Abkhazie a reçu environ 2 millions de dollars
américains pour les activités antimines, dont 1,5 millions de
dollars de la part des États-Unis; en 2005, l’aide
financière attribuée par les États-Unis à
l’Abkhazie pour le déminage a augmenté à 3 millions
de dollars.
Haut-Karabakh
2004
:En 2004, HALO Trust a déminé 3,6 kilomètres
carrés de terrains contaminés par déminage manuel ou
mécanique et 450 000 mètres carrés de plus de janvier
à avril 2005. Les opérations se sont concentrées sur les
terres agricoles et se sont accompagnées d’activités
d’éducation aux dangers des mines visant les adultes, dont le
nombre de victimes augmentent en même temps que la production agricole
s’étend. À la fin de 2004, le Comité international de
la Croix-Rouge a fourni des terrains de jeu sécuritaires pour les enfants
dans 27 villages.
Îles Falkland
2004 : En février
2005, le Royaume-Uni a envoyé une mission aux Îles Falkland dans le
cadre de son étude de faisabilité pour le déminage des
sites contaminés à la suite de la guerre de 1982 entre le
Royaume-Uni et l’Argentine. Le Royaume-Uni et l’Argentine, qui tous
deux réclament la souveraineté sur les Îles, ont fait une
déclaration conjointe durant la réunion intersessionelle du
Comité permanent de juin 2005 portant sur la progression de
l’étude de faisabilité. Les réunions du Groupe mixte
de travail ont eu lieu en octobre 2004, en avril et en juillet 2005.
Kosovo
En 2004, près
de quatre kilomètres carrés ont été
déminés au Kosovo relativement à moins d’un
kilomètre carré en 2003. Lors du déminage et d’autres
opérations, on a éliminé 910 mines antipersonnel, 15 mines
anti-véhicules, 772 bombes à sous-munition et 2 554 UXO. Des
enquêtes de zones soupçonnées et de nouveaux renseignements
transmis par les autorités comme par les communautés ont
mené à la découverte de nouvelles zones affectées
par les mines et les UXO. En septembre 2005, 36 zones dangereuses et 53
opérations de destruction et de neutralisation par explosifs ont
été enregistrées, relativement à 68 zones
dangereuses et 52 opérations de destruction et de neutralisation par
explosifs à la fin de 2003; néanmoins, des nouvelles zones
contaminées par les mines/UXO ne cessent d’être
découvertes. En 2004, les donateurs ont fourni une aide financière
de 1,58 millions des dollars américains. Le nombre de victimes de mines
signalé en 2004 est moins important que celui signalé en 2003.
Palestine
En 2005, le
Comité national de lutte contre les mines a entamé
l’élaboration d’une stratégie d’action antimines
et d’une structure officielle pour la lutte antimines, avec la
collaboration de l’UNICEF. En 2004, la brigade anti-bombe palestinienne a
répondu a près d’un millier d’appels et a mené
33 opérations de destruction et de neutralisation par explosifs.
Sahara Occidental
2004 : L’organisation
non gouvernementale, L’Appel de Genève, dont le siège est en
Suisse a visité le Sahara occidental en juin 2005, et le Front Polisario
a donné son appui à une interdiction complète des mines
antipersonnel. D’avril 2004 à avril 2005, 354 mines et
d’engins non explosés ont été découverts et
marqués et 30 opérations de destruction et de neutralisation par
explosifs ont été menées des deux cotés du mur
divisant le Maroc et le Sahara occidental.
Somaliland
2004 : En juillet 2004 et en
novembre 2004, certaines autorités du Somaliland ont
déclaré qu’elles étaient prêtes à signer
la Déclaration d’engagement de l’Appel de Genève pour
l’adhésion à une interdiction totale des mines
antipersonnelles, mais elles ne l’ont pas encore fait. Le mois de novembre
2004 a été marqué par le lancement du Rapport annuel de
2004 de l’Observatoire des mines et d’ une nouvelle Coalition
somalienne pour l’interdiction des mines à Hargersa. HALO Trust et
le Danish Demining Group ont déminé plus de 22 kilomètres
carrés de terrain en 2004, éliminant ainsi 304 mines antipersonnel
et 103 mines anti-véhicules. Une stratégie et une politique
nationales d’action antimines, qui a été
élaborée et présentée au parlement en 2004,
devraient être approuvées après les élections de
septembre 2005. Les dons internationaux on augmenté en 2004, après
avoir été à la baisse depuis 2001. Les donateurs ont
affirmé avoir attribué plus de 4 millions de dollars
américains, le double de la somme versée en 2003. En janvier 2005,
Handicap International a lancé un projet d’éducation au
danger des mines visant des bergers résidant dans des communautés
affectées dans quatre régions.
Taiwan
En janvier 2005, le Comité de
défense national de la législature nationale a rejeté un
projet de loi visant à interdire les mines antipersonnel. De juillet 2004
à juin 2005, le terrain nécessaire à la construction
d’un barrage sur l’Île de Kinmen a été
dépollué. Le 25 avril 2005, deux démineurs
Zimbabweéns ont été tués et un autre a
été blessé alors que des mines antipersonnel
entreposées ont explosé sur l’Île de Kinmen.
Tchétchénie
2004 :L’armée fédérale russe et les rebelles
Tchétchènes continuent d’utiliser des mines antipersonnel,
mais de manière moins fréquente. Les rebelles utilisent surtout
des bombes commandées à distance et des dispositifs explosifs
improvisés. Au début de 2005, des calculs ont
démontré que 30 pour-cent des terres agricoles de la
Tchétchénie sont contaminés par des mines et des engins non
explosées. En mars 2005, la première opération humanitaire
de déminage depuis 1999 a mis le pied en Tchétchénie pour
déminer les zones agricoles ainsi qu’étudier et
déminer l’usine chimique de Grozny. Une étude de
l’UNICEF en septembre 2004 a déterminé que plus d’un
enfant sur dix a dans sa famille un survivant de mine et qu’un enfant sur
cinq a déjà vu une mine antipersonnel. Au cours de
l’année 2004, l’UNICEF et ses partenaires se sont
concentrés sur les écoliers enfants allant à
l’école (?) et leurs parents afin de les impliquer dans des
activités d’éducation aux risques des mines; en 2005,
l’UNICEF et ses partenaires ont présenté une approche
communautaire et l’organisation a été désignée
comme chef de fil dans le cadre de ces activités. En janvier 2005, une
évaluation du programme d’éducation sur les risques des
mines a été menée. En 2004, une diminution importante du
nombre de victimes de mines et d’UXO a été recensée.
L’Azerbaïdjan a accepté de fournir des services de
réadaptation gratuits aux réfugiés
tchétchènes handicapés, notamment les survivants de mines
antipersonnel.
[1] La junte militaire qui dirige maintenant le
pays a changé le nom de Birmanie à Myanmar. Plusieurs groupes
ethniques du pays privilégient toujours l’utilisation du nom
Birmanie. Dans ce rapport, Myanmar est employé lorsqu’on renvoi
aux politiques et pratiques du Conseil pour la Paix et le Développement
(State Peace and Development Council ou SPDC), et Birmanie est employé
à toute autre occasion. Les noms des États et des provinces sont
écrits sous leur forme commune, ou accompagnés de leur nomination
de la SPDC entre parenthèses, par ex. État de Karenni
(Kayah).